SANTÉ PUBLIQUE EN RÉGION DU LITTORAL : L’HÔPITAL LAQUINTINIE AU CŒUR D’UNE MOBILISATION STRATÉGIQUE CONTRE LA MORTALITÉ MATERNELLE ET INFANTILE.

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En matière d’ingénierie sanitaire et de politique de santé publique, l’indice de mortalité maternelle, néonatale et infantile demeure le révélateur le plus incontestable de la solidité, de la réactivité et de l’équité d’un système de soins. C’est sous l’impératif éthique et clinique de juguler ce drame évitable que s’est ouverte, ce jeudi 17 septembre 2026 au sein de l’Hôpital Laquintinie de Douala, la réunion de coordination régionale de santé de la région du Littoral. Déroulée sur deux journées jusqu’au 18 septembre autour d’une thématique d’une acuité brûlante — « Réduire la mortalité maternelle et infantile dans la région du Littoral : état des lieux, défis et perspectives » —, cette concertation de haut niveau traduit une ferme volonté institutionnelle d’opérer une mutation qualitative au sein des structures de prise en charge.

Un arbitrage institutionnel au service d’une priorité sanitaire majeure

Placée sous la présidence solennelle du Gouverneur de la région du Littoral, représenté pour la circonstance par le Secrétaire général de ses services, M. Aboubakary Haman Tchiouto, la cérémonie d’ouverture a réaffirmé la centralité de la santé reproductive et pédiatrique dans l’agenda de la gouvernance territoriale. Face à la persistance d’incidences dramatiques liées aux complications obstétricales, aux retards d’évacuation médicale d’urgence ou aux insuffisances de suivi prénatal, la puissance publique entend imposer une obligation de résultat à l’ensemble du corps médical.

Le choix de l’Hôpital Laquintinie pour abriter ce forum stratégique revêt une portée hautement symbolique. Établissement hospitalier de référence engagé dans une refonte profonde de sa gouvernance et la promotion de l’humanisation des soins, la formation sanitaire offre une tribune exemplaire pour ausculter les défaillances du réseau régional. Dans son allocution d’orientation, M. Aboubakary Haman Tchiouto a rappelé que la sauvegarde de la vie des mères et des nouveau-nés conditionne de manière directe l’avenir démographique et la prospérité socio-économique de la nation.

Une coalition de plus de 300 experts pour un plan d’action opérationnel

Pendant quarante-huit heures, plus de 300 professionnels de santé venus des quatre départements du Littoral — médecins-chefs de district, praticiens spécialistes, sages-femmes, infirmiers majors, gestionnaires d’établissements et partenaires au développement — auscultent les goulots d’étranglement qui entravent encore l’accès à des prestations médicales de qualité. La méthodologie retenue par cette coordination régionale repose sur un triptyque méthodologique rigoureux :

  1. Dresser un bilan diagnostique sans complaisance de l’efficacité des programmes de santé maternelle et infantile actuellement déployés ;
  2. Définir un plan d’action opérationnel et contraignant visant à sanctuariser la sécurité thérapeutique des parturientes et des nourrissons ;
  3. Démocratiser l’accès à des soins de qualité, en réduisant les barrières financières, géographiques et culturelles qui pénalisent les ménages vulnérables.

En fluidifiant la chaîne des urgences obstétricales et néonatales, en renforçant le plateau technique des maternités de proximité et en améliorant l’éthique de l’accueil, les acteurs de la santé du Littoral ambitionnent d’éradiquer les pertes en vies humaines évitables. En clôturant leurs travaux ce 18 septembre, les participants entendent faire de ce rassemblement de Douala le socle refondateur d’un système de santé résilient, juste et protecteur des générations futures.

Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

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