Du 21 au 23 septembre 2026, Douala accueille un atelier de haut niveau sur la gouvernance foncière, un événement d’une importance stratégique pour le Tchad, le Cameroun et la République Centrafricaine (RCA). Organisé dans le cadre du projet « Améliorer la gouvernance foncière et réduire les conflits liés à la transhumance transfrontalière », cet atelier, soutenu par la FAO, vise à promouvoir un cadre d’échanges de haut niveau pour partager des expériences et discuter des réformes nécessaires à la sécurisation des droits fonciers et à la réduction des conflits liés à l’accès à la terre.

Un Contexte Complexe et Urgent
La gouvernance foncière est un sujet de préoccupation majeure en Afrique Centrale où les défis liés à la terre, à la sécurité alimentaire et aux tensions communautaires sont de plus en plus pressants. Ce projet, qui court de 2024 à 2026, s’inscrit dans une initiative plus large visant à vulgariser les Directives Volontaires (DV) sur la gouvernance responsable des régimes fonciers, qui touchent les domaines des terres, des pêches et des forêts. Le contexte dans lequel se tient cet atelier est marqué par des enjeux cruciaux, notamment les conflits liés à la transhumance agricole et l’urgente nécessité d’une réforme des politiques foncières en faveur des droits des communautés locales.

L’ouverture de cet atelier, prononcée par Madame KAMGANG Constante Clarisse, Chef de la Division des Études, de la Planification et de la Coopération, a jeté les bases d’une réflexion collective et inclusive. Dans son discours, elle a souligné la nécessité d’unir les forces de toutes les parties prenantes, incluant les entités gouvernementales, les organisations internationales, et les acteurs de la société civile, afin d’ancrer une gouvernance foncière plus juste et équitable.

Importance de la Sécurisation des Droits Fonciers
La question des droits fonciers est au cœur des préoccupations des pays d’Afrique Centrale. Les conflits d’accès à la terre engendrent non seulement des tensions entre communautés, mais menacent également la sécurité alimentaire et la durabilité des ressources naturelles. L’atelier vise à partager des pratiques exemplaires, à capitaliser les expériences réussies, et à élaborer des propositions concrètes pour avancer vers des réformes pouvant favoriser une sécurisation des droits fonciers.
Les discussions porteront sur divers aspects, tels que le rôle des autorités traditionnelles dans la médiation des conflits fonciers, l’implication des communautés locales dans la prise de décision concernant les ressources naturelles, ainsi que la nécessité de mobiliser des ressources pour soutenir les initiatives de reformes foncières. La présence de divers partenaires au développement comme GIZ et NELGA témoigne de l’engagement commun de la communauté internationale à accompagner les processus de réforme en cours dans ces pays.


Une Vocation de Renforcement des Capacités et d’Inclusion
Cette rencontre ne se limite pas à une simple confrontation d’idées; elle vise également à renforcer les capacités des acteurs locaux et à promouvoir un cadre inclusif pour la prise de décisions. Les acteurs de la société civile, souvent au cœur des dynamiques territoriales, joueront un rôle clé dans le processus de mise en œuvre des réformes élaborées à l’issue de cet atelier.
La sécurité alimentaire et les droits des communautés locales seront des thématiques centrales des échanges. La FAO, à travers son soutien à ce projet, affirme sa volonté de contribuer à la création d’un environnement socio-économique stable et durable, propice à l’épanouissement des populations locales et au développement harmonieux des territoires.

L’atelier du cadre d’échange de haut niveau sur le partage des connaissances et la promotion des réformes en matière de gouvernance foncière en Afrique Centrale se veut être un catalyseur de changement. En facilitant le dialogue entre les différentes parties prenantes, il aspire à construire les bases d’une gouvernance foncière efficace et responsable, essentielle pour la paix sociale et le développement durable dans la région. L’importance de tels échanges pour l’avenir de la gouvernance foncière ne peut être sous-estimée, car ils auront un impact direct sur la qualité de vie des communautés et sur la stabilité des États en Afrique Centrale.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

