Face aux contraintes d’assainissement de ses infrastructures mortuaires et soucieux de concilier exigence de salubrité publique et éthique républicaine, l’Hôpital Laquintinie de Douala vient de publier une communication administrative d’une importance majeure.
À travers une mise en demeure formelle signée par son Directeur, la plus ancienne formation sanitaire de la métropole économique enjoint aux familles et ayants droit de procéder à l’identification et à l’enlèvement des dépouilles de leurs proches dans un délai strict de quinze (15) jours francs, à compter de la date de parution des listes officielles.


Un encadrement juridique et sanitaire rigoureux
Cet appel institutionnel cible trois catégories précises de corps conservés au sein de la morgue : les dépouilles abandoned du fait de l’absence ou du désengagement des proches, les corps placés sous réquisition des forces de l’ordre et des autorités judiciaires, ainsi que les restes mortels de personnes privées de liberté décédées en milieu carcéral ou hospitalier. Pour orchestrer cette opération d’enlèvement dans des conditions de transparence optimale, l’hôpital a déployé les listes nominatives sur l’ensemble de ses réseaux d’information : à la guérite principale de l’établissement, sur le babillard de la morgue et via sa page Facebook officielle.
L’administration hospitalière prévient qu’à l’expiration du répit accordé de deux semaines, elle se verra contrainte de se conformer à la réglementation nationale en vigueur. Celle-ci autorise la saisine des services municipaux compétents pour l’inhumation d’office ou la mise en terre administrative des corps non réclamés. Toutefois, la direction souligne que ces procédures d’urgence s’exécuteront dans le strict respect des standards éthiques et de la dignité due à la personne humaine.



Un impératif de gestion opérationnelle teinté de compassion
Au-delà de la stricte démarche réglementaire, cet ultimatum traduit la nécessité de désengorger un dépôt mortuaire soumis à une pression constante dans une métropole de plusieurs millions d’habitants. La saturation prolongée des alvéoles de conservation engendre non seulement des risques sanitaires, mais pèse également sur les équilibres financiers de l’institution.
Tout en réaffirmant la rigueur du protocole — qui impose aux familles de se présenter munies de pièces justificatives valides et de documents d’état civil probants pour prétendre à la restitution des dépouilles —, le Directeur de l’Hôpital Laquintinie a adressé ses condoléances renouvelées aux familles éplorées. En conjuguant fermeté administrative, ouverture numérique et respect du deuil, l’établissement réaffirme sa mission de service public au cœur du paysage sanitaire de la capitale économique.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique




