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MARCHE DES VALEURS DU TRESOR DE LA SOUS-REGION ZONE CEMAC : 25 MILLIARDS DE FCFA. CEST CE QUE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE VEUT RASSEMBLER PAR SYNDICATION.

« C’est un mécanisme validé par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) en novembre 2021. Il consiste à émettre des Valeurs en Trésor par l’intermédiaire d’un groupe formé de Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), appelé pour la circonstance Syndicat et dirigé par un chef de file ».

C’est la première fois que le Trésor public centrafricain a recours à cette technique d’intervention sur ce marché. Le Ministre chargé des finances et du budget Hervé NDOBA l’a fait savoir le 4 juillet 2923 à Kadji Hôtel, Douala-Bonanjo. C’était à la deuxième réunion de concertation avec les Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT) et les investisseurs sur le marché financier de la sous-région Cela.   

La rencontre entre SVT, investisseurs dans le cadre de l’intervention de la République Centrafricaine sur le marché des Valeurs du Trésor est en train de devenir une tradition. C’est un exercice de communication que la RCA a entrepris auprès du réseau des investisseurs pour pouvoir donner des informations pertinentes et précises sur les différentes réformes que le pays engagé au niveau du ministère des Finances et du budget de façon spécifique. Mais de façon générale, donner l’information vraie, juste sur les différents agrégats qu’a le pays, surtout ce qui est fait au niveau des réformes et le début des résultats déjà enregistrés de ces réformes qu’il sied de consolider ; a renseigné le chef du département ministériel Hervé NDOBA.

 » Nous nous apprêtons à amorcer une syndication domestique pour un montant de 25 milliards à peu près, montant indicatif pour l’heure. Nous sommes ravis d’avoir eu des échanges importants avec l’ensemble du réseau des SVT, des investisseurs, qui sont venus nombreux à notre invitation et que nous remercions et que nous saluons. Nous avons bon espoir que cette syndication domestique va se passer dans de meilleures conditions et sera couronné de succès » a déclaré le Ministre centrafricain chargé des finances et du budget à la presse.

* Des raisons d’espérer.

L’optimisme de l’argentier du gouvernement de la République de Centrafrique n’est pas béat. Le pays a une signature de qualité qui lui permet d’intervenir confortablement devant les SVT, investisseurs et bailleurs de fonds et de lever des fonds.

Le premier élément constitutif de la qualité de la signature d’un État, c’est l’absence de défaut de paiement a rappelé qu’il en était encore besoin Hervé NDOBA. Avant de poursuivre :  » Nous l’avons dit nous répétons, depuis que la RCA a commencé ses interventions en 2011 sur le marché financier, elle n’a jamais connu de défaut de paiement. Qui plus est, nous sommes aidés dans cela par la banque centrale qui nous accompagné à travers un mécanisme. Un mécanisme qui consiste à l’application des débits d’office sur le compte du Trésor lorsque nous arrivons aux échéances des titres publics auxquels ont souscrit les différents investisseurs ».

 Les propos du Ministre centrafricain chargé des finances et du budget depuis 2021 ont été confirmés par (le Directeur général de) la banque centrale (Beac) à cette réunion :  » Nous qui suivons de près les échéanciers de ces titres publics, nous voyons comment le gouvernement centrafricain met un point d’honneur pour respecter sa signature, pour toujours l’améliorer « .  De quoi rassurer les uns et autres. Même dans un contexte de crises multiformes et leurs conséquences : crises sociopolitiques et autres défis internes, guerre en russo-ukrainienne, à un moment blocages du corridor Bangui-Douala, difficultés de trésorerie dues au non décaissement ou non financement de certains de ses partenaires…,la RCA a toujours honoré ses engagements.

Parlant des progrès accomplis, la banque centrale a relevé avec satisfaction :  » La RCA est avec ou après le Cameroun le deuxième pays à se lancer sur le marché des titres publics en 2011. Même si ça été timide. Les premières émissions de la RCA ont porté sur un montant d’à peu près 1,6 milliard pour augmenter progressivement et atteindre 9,5 milliards en 2018. Aujourd’hui, fin mai 2023, l’encours avoisine plus de 12,3 milliards. Le progrès accompli est énorme. Même si cela ne représente qu’environ 1,9% de l’encours global au niveau de la sous-région Cemac. Lorsqu’on considère la progression par rapport aux réformes et au regard des perspectives par rapport aux marges, il y a encore des possibilités pour aller sur ces marchés.

* Un programme de réformes extrêmement ambitieux.

En octobre 2021, 3 mois après sa prise de fonction le nouveau ministre chargé des finances et du budget Hervé NDOBA organisé un important séminaire, le premier du genre. Duquel sont issues plus de 276 recommandations sur plusieurs thématiques : la mobilisation des recettes domestiques, l’optimisation des dépenses, la digitalisation, etc. Le nouveau programme financé par la facilité élargie de crédit, est approuvé par le Fonds monétaire international (FMI) le 27 avril 2023. L’essentiel des réformes y a été inscrit. Aujourd’hui ce programme fait office de boussole dans le cadre des réformes.

Sur la mobilité des ressources domestiques, la RCA a aux dires du ministre des Finances et du budget, migré sur deux (02) applicatifs importants.

Au niveau douanier, l’on est parti de Sydonia à World. Dorénavant la douane centrafricaine est capable de parler avec la douane camerounaise pour ne citer que celle- là. Ce système permet de communiquer avec les autres systèmes des pays voisins pour améliorer la qualité de l’information et la qualité du recouvrement des taxes douanières.

Au niveau fiscal, le pays a fait une migration, une évolution d’un système important qui permet de passer à la télédéclaration et au télépaiement. C’est une évolution majeure qui permet d’avoir de l’information totalement dématérialisée pour améliorer le croisement des informations, le service fiscal. En dépit de la situation économique difficile que traversent tous les pays,

Voilà autant de réformes qui jointes au retour des bailleurs et à la diversification de ceux-ci, fondent la confiance et l’optimisme des Centrafricains. S’agissant de la diversification des bailleurs le Ministre chargé des finances et du budget Hervé NDOBA a annoncé dans le cadre de cette deuxième réunion de communication avec les SVT et les investisseurs qu’ils engagent une importante table-ronde avec les bailleurs et les fonds islamique et arabe, qui se tiendra en octobre prochain. Ce sera en marge des Assemblées annuelles du Fmi du groupe de la Banque mondiale à Marrakech au Maroc. Ce sera pour la RCA de renforcer la diversification de son portefeuille de bailleurs pour pouvoir continuer à investir dans le pays. Un pays où rassure Hervé NDOBA, le portefeuille des bailleurs est d’ores et déjà en augmentation constante. Le portefeuille de projet est financé par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD)et l’Union européenne (UE).

  » Un accroissement sans commune mesure par rapport à ce que nous avons connu les années antérieures. Autant dire qu’avec ces différents portefeuilles qui cumulent près de 1500 millions de dollars, nous avons foi en notre capacité à financer les investissements, à adresser les investissements dans les Établissements sociaux de base qui sont extrêmement importants pour nos populations mais également pour animer de l’investissement dans les secteurs productifs. Notamment l’agriculture où nous pensons que nous avons véritablement un levier et qui peut permettre de faire la différence et de façon pérenne ».

*Titralisation de la dette bancaire et de la dette intérieure : rôle de la banque centrale auprès de la Rca pour l’accompagner et renforcer sa crédibilité.

Dans le cas des réformes engagées au niveau du ministère des Finances et du budget, avec l’appui de la banque centrale, en 2017 le gouvernement avait entrepris d’importantes réformes pour l’apurement de la dette intérieure (dette commerciale, arriérés sociaux, dette bancaire). En 2017 La dette bancaire cumulait autour de 25 milliards. Il y a eu des négociations avec l’appui de la banque centrale, et 4 Etablissements de crédit de la place pour aller vers la Titralisation de cette dette bancaire. Parmi les engagements pris par le gouvernement centrafricain, c’est d’autoriser la banque centrale selon un protocole signé, de procéder à des débits d’office sur le compte du Trésor public pour mobilier les ressources sur les comptes séquestrés créés pour chaque Établissement de crédit.

 » A ce jour, sur les 25 milliards de dette intérieure, le gouvernement centrafricain a déjà apuré presque 17 milliards. Que ce soit dans le cas de la dette bancaire titrisée, dans le cas du marché de titres publics, malgré le contexte assez difficile, la RCA ne connais pas de faillite quand arrivé le moment de payer sa dette. Ainsi la banque centrale peut attester sa crédibilité :  » Aujourd’hui la RCA a capitalisé pratiquement l’expertise dans ce domaine. Le mécanisme de la titrisation de la dette bancaire a commencé avec la Rca. On parle maintenant de la titrisa Juintion de la dette intérieure. Tous ces mécanismes ont commencé avec la Rca ». celui de la titrisation

Georges Martial Ngalieu

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