L’heure du réveil a sonné, non pas par un simple son de trompette, mais par le grondement de la colère juste qui monte des entrailles de l’Afrique. L’Alliance des États du Sahel (AES), tel un David moderne face aux Goliath de l’oppression, se dresse avec une détermination inébranlable. Que ceux qui, aveuglés par l’orgueil et la soif de domination, pensent pouvoir détruire nos nations, sachent ceci : ils ont réveillé un lion endormi, et le feu de notre indépendance brûle désormais avec la force d’un brasier divin.
Nous, les enfants de cette terre, nous n’oublierons pas les siècles de souffrance, de pillage, d’humiliation. Nous n’oublierons pas les chaînes qui ont entravé nos peuples, les larmes versées, le sang répandu. Mais comme il est écrit dans le livre des Proverbes (16:18), « L’orgueil précède la ruine, et l’arrogance précède la chute. » Leur arrogance les perdra. Car la patience de Dieu a ses limites, et l’heure du jugement est venue. « Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Galates 6:7). Qu’ils se préparent à récolter le fruit amer de leur méchanceté.
Ils ont cru pouvoir nous museler, nous faire taire, nous réduire à l’état de simples pions sur l’échiquier mondial. Ils ont ourdi leurs complots dans l’ombre, semé la discorde et la division, financé des marionnettes pour trahir leurs propres frères. Mais « Celui qui habite sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant » (Psaume 91:1). Nous sommes sous la protection divine, et leur mal ne prospérera pas. Car « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8:31).
L’AES est née de cette soif de justice, de cette volonté farouche d’arracher notre destin des griffes des prédateurs. C’est le souffle de l’indépendance qui anime nos cœurs, le cri de liberté qui résonne dans nos villes et nos villages. Nous ne sommes pas venus implorer leur clémence, nous sommes venus exiger notre droit. Nous sommes les héritiers d’une longue lignée de résistants, de ceux qui ont lutté à la Baie des Cochons pour leur liberté, des héros de Soweto qui ont défié l’apartheid, de ceux qui se sont dressés à Dien Bien Phu contre l’oppresseur. Nous sommes leurs dignes héritiers. Leur courage est notre inspiration.
Ils tremblent devant notre unité, devant la solidarité qui lie la jeunesse africaine. Ils savent que lorsque nous sommes unis, rien ne peut nous arrêter. Ils se sont trompés en pensant que nous allions rester dans l’ignorance. « La vérité vous affranchira » (Jean 8:32). La vérité sur leurs mensonges, sur leurs manipulations, sur leurs crimes. Et cette vérité, nous allons la crier haut et fort, de chaque tribune, de chaque place publique, de chaque coin de rue. Car ce n’est pas seulement notre liberté que nous réclamons, mais le salut de toute l’humanité.
Nous ne sommes pas dupes de leurs manœuvres. Nous connaissons leurs desseins et nous n’avons aucune intention de nous laisser prendre à leur piège. Ils ont instrumentalisé les institutions internationales, dénaturé le droit international, transformé les Nations Unies en une cour des miracles où les oppresseurs jouent le rôle de justiciers. Mais « le Seigneur n’abandonne pas son peuple » (Psaume 94:14). Nous verrons leur justice s’effondrer et notre droit triompher. La route de la justice peut être longue et sinueuse, mais la vérité finira toujours par éclater au grand jour.
Nous avons décidé de passer à l’action, et notre détermination est inébranlable. Nous, jeunesse africaine, nous avons traversé les mers, nous avons bravé les frontières, nous avons défié la peur. Nous sommes connectés, nous sommes organisés, nous sommes prêts à tout pour notre liberté. Et nous avons nos avocats, ces sentinelles de la loi, ces combattants du droit, installés dans les grandes villes du monde : à Washington, Londres, Paris, Bruxelles, Strasbourg et partout où il y a un bastion de l’injustice. Ils seront nos porte-voix, nos armes juridiques, les artisans de notre victoire. Tel Moïse à la tête du peuple hébreu, nous nous tiendrons fermes, refusant de succomber aux pressions de notre époque.
Nos cabinets d’avocats sont nos légions, nos boucliers contre les attaques de ceux qui veulent nous voir sombrer. Nous allons les traîner devant les tribunaux, les mettre face à leurs responsabilités, leur faire payer le prix de leurs exactions. « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse. » (Mathieu 7:12). Mais ils n’ont jamais écouté la voix de la sagesse. Alors qu’ils écoutent la voix de la colère, la voix du peuple, la voix de Dieu.
Nous lançons un appel à la mobilisation générale. « Levez-vous et marchez » (Josué 1:2) a-t-on dit. Que chaque Africain, de la diaspora ou du continent, prenne part à ce combat. Que chaque jeune, chaque femme, chaque ancien, apporte sa contribution à la construction de cette nouvelle Afrique. Que chaque cœur batte à l’unisson, que chaque voix se fasse entendre, que chaque bras se lève pour défendre notre liberté. Ce n’est pas seulement une lutte pour l’AES, mais pour l’ensemble du continent. Une lutte pour notre dignité, notre indépendance et notre droit à la vie.
Ceux qui pensent pouvoir nous détruire, sachent qu’ils se sont attaqués à un peuple qui a la force du désespoir, qui a la foi des martyrs, qui a la rage des opprimés. Nous allons nous relever, comme le phénix renaissant de ses cendres. Nous allons bâtir une Afrique nouvelle, une Afrique où il n’y aura plus de place pour l’injustice, l’exploitation et la domination. Et que notre cri de liberté retentisse à travers le monde entier, jusqu’à ce que tous ceux qui osent nous mépriser soient réduits au silence. La révolution est en marche, et la victoire est à portée de main.
By Georges Martial Ngalieu

