FISCALITÉ ET CO-CONSTRUCTION : LA DGI ENGAGE UNE CONCERTATION STRATÉGIQUE AVEC LE SECTEUR PRIVÉ EN VUE DE LA LOI DE FINANCES 2027.

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À l’approche de l’élaboration de la Loi de Finances 2027, la Direction Générale des Impôts (DGI) a amorcé, les 25 et 26 août 2026, un cycle de consultations de haut niveau à Douala. Sous l’impulsion de son Directeur Général, Roger Athanase Meyong Abath, cette tournée visait à harmoniser les impératifs de rendement budgétaire avec les réalités opérationnelles des entreprises. Au cœur des échanges : une nécessité d’agilité normative face à une économie en perpétuelle mutation.

La démarche est révélatrice d’une mutation doctrinale au sein de l’administration fiscale camerounaise. En venant recueillir, in situ, les préoccupations et propositions des acteurs économiques, la DGI privilégie désormais le dialogue partenarial à la simple injonction normative. Cette séquence de travail, ouverte le 25 août auprès des autorités administratives du Littoral, du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) et de la Chambre de Commerce (CCIMA), s’est prolongée au Centre Régional des Impôts du Littoral 1et 2.

L’impératif d’agilité face à l’accélération économique

Pour Roger Athanase Meyong Abath, la fiscalité ne peut être une entité statique. Face à une économie camerounaise devenue pionnière dans son adaptabilité, le droit fiscal se doit d’épouser le rythme des transactions modernes. « L’économie a changé et donc nous devons nous y adapter. L’économie va beaucoup plus vite que la législation fiscale », a souligné le Directeur Général.
Dans cette perspective, l’objectif de croissance de 17 % des recettes fiscales assigné à la DGI n’est pas envisagé comme une simple contrainte comptable, mais comme le résultat d’une meilleure efficience du système et d’un élargissement raisonné de l’assiette, garantissant une pression fiscale équitable qui n’étouffe point la compétitivité du secteur privé.

La performance au cœur de l’administration régionale

Au niveau opérationnel, l’étape du Centre Régional des Impôts du Littoral 1 a permis une revue clinique de la situation fiscale du pôle économique de Douala. Pour Aboubakar Abba, Chef intérimaire du centre, cette visite a agi comme un puissant levier de remobilisation des troupes. « L’engagement a été pris au terme de cette séance de travail, pour que les objectifs assignés à la Direction Générale des Impôts et au Centre Régional des Impôts du Littoral soient atteints d’ici au 31 décembre 2026 », a-t-il déclaré.

Cette mobilisation témoigne de la volonté de l’administration fiscale de renforcer sa présence sur le terrain, en affinant ses méthodes de recouvrement tout en s’appuyant sur un dialogue constant avec les contribuables.

Vers une loi de finances 2027 pragmatique

La réussite de cet exercice de co-construction dépendra de la capacité de la DGI à traduire les doléances du secteur privé en mesures fiscales innovantes. En favorisant une approche inclusive, l’administration fiscale camerounaise consolide sa légitimité et renforce le consentement à l’impôt, véritable socle du financement du développement national.

En somme, la Loi de Finances 2027 se dessine comme le point d’équilibre entre l’ambition budgétaire de l’État et la résilience nécessaire des entreprises. Un pari audacieux, où la concertation devient le meilleur allié de la performance économique.

Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

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