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Entretien: Présidente du Parti pour la démocratie et l’indépendance intégrale (PDI) du Tchad, BEASSEMDA Lydie.

« Le Tchad doit jouer un leadership au niveau de la paix, apporter la paix dans des contextes différents et éviter, comme ce fut par le passé, des ingérences qui ont troublé sa quiétude à un certain moment. »

Q : Vous êtes présidente du Parti pour la Démocratie et l’Indépendance intégrale du Tchad. Comment se porte votre parti politique ?

R : Le PDI va très bien parce que nous sommes à la veille du scrutin présidentiel et le PDI se renouvelle. Après avoir participé au processus référendaire, nos structures de base ont assuré et nous avons été au centre de tout le processus en tant que parti politique qui a porté la voix du Bloc fédéral qui est une entité composée de différents partis politiques et de personnalités d’organisations de la société civile. Nous avons été le moteur de la participation de cette entité aux élections, aux référendums. Et donc du coup, nous allons très bien parce que le PDI se renouvelle en tant qu’organisation qui existe depuis près de 30 ans.

Aujourd’hui, beaucoup de partis politiques sont en train de disparaître, mais le PDI tient le coup parce qu’il a développé des capacités de résilience, quelles que soient les circonstances du contexte.

Q : Votre parti, dans un communiqué, avait jugé délétère le climat socio-politique d‘avant le dernier référendum, le gouvernement continuant, selon ce communiqué, dans sa logique de maintenir la forme décentralisée de l’État par tous les moyens à travers des campagnes multiformes, les  missions des membres du gouvernement, le contrôle des médias, la corruption des leaders communautaires. Comment appréciez-vous ce climat aujourd’hui ?

R : Ce qui est important de noter ici, c’est que le Tchad a un contexte particulier. Comme la plupart des États africains, le Tchad n’est pas un État unitaire parce que les Tchadiens l’ont voulu. C’est un État unitaire de fait et non de droit.

Si l’on fouille dans l’histoire du Tchad, il n’y a jamais eu un moment où les tchadiens ont accepté d’avoir un État unitaire. Maintenant, on a vu qu’au fil des années, la préoccupation des tchadiens, c’est d’aspirer à une gouvernance partagée, qui est la fédération. Et la preuve, c’est que lors des dernières élections du processus référendaire de 2023, on a vu les tendances qui étaient claires, les aspirations du peuple, c’est pour l’État fédéral du Tchad.

Quel que soit le contexte qu’il y a, nous en tant que parti politique, nous estimons que nous sommes en route pour l’État fédéral du Tchad. Que cela ne soit pas une réalité aujourd’hui, cela le deviendra demain. Parce que les résultats ont montré que de Mbaibokou à Faya, d’Abeche à Moundou, la population est pour le fédéralisme.

Pendant longtemps, on a dit que la fédération était demandée par les tchadiens du Sud, et qu’à l’Est et plus au Nord, les gens n’en voulaient pas. La preuve, c’est que lors du référendum dernier, nous avons eu une équipe qui a travaillé tout à Faya et des partis politiques, dont les présidents sont de la partie septentrionale, qui ont participé pleinement à cette réalité. Le contexte est une chose, mais les aspirations des peuples restent, et traversent le temps et l’espace.

Aucune autre chose ne peut entraver la volonté d’un peuple d’arriver là où il peut. Mais la seule chose qui reste, c’est de travailler sur un certain nombre d’enjeux qui ont toujours été les mêmes. La transparence des élections a toujours été un enjeu, mais ce sont des états auxquels nous participons, et nous sommes sereins que nous y arriverons.

Q : Le PDI en avait appelé à la libération des militants du parti Les Transformateurs Interpellés, plaidant pour la cause de ses leaders dont la tête de proue est revenue au pays après signature d’un accord de réconciliation avec le régime en place. Le leader des Transformateurs Dr Succès Masra nommé Premier ministre depuis janvier 2024 est candidat à cette présidentielle. Quelle lecture en faites-vous ? Le candidat  » prétexte » au profit de Mahamat Deby, comme pense une certaine opposition pour faire valoir cette élection ?

R : Octobre 2022 a été un moment douloureux pour tous les tchadiens. De voir que cette situation du 20 octobre a été une étape qui a marqué l’esprit des gens. Il y a eu des jeunes gens qui sont sortis manifester, et il y a eu une répression qui a donné ce que tout le monde connaît. Le PDI est un parti épris de justice et de paix, et à chaque fois qu’il y a eu une situation de violation des droits humains, le PDI a dénoncé. Le contexte a inspiré et a imposé au PDI de prendre position, parce que le PDI défend la cause des plus faibles, et nous avons estimé qu’on pouvait se passer de cet événement.

Aujourd’hui, si les mêmes acteurs qui ont été face à face pendant ce qui s’est passé se sont retrouvés, c’est à eux seuls qu’on doit demander quel est leur agenda, quel est le contenu de l’accord qu’ils ont signé. Nous avons juste su qu’il y a eu une médiation faite par le président Tshisekedi pour permettre à ce que les premiers responsables des fondateurs reviennent au Tchad. Maintenant, nous constatons que les deux acteurs principaux sont candidats, ce qui est inédit d’ailleurs, et ce qui met les autres candidats en difficulté parce que vous avez en face de vous des acteurs avec un pouvoir, mais aussi avec des moyens d’État pour participer aux élections.

Cela pose un problème d’égalité sur la base d’une compétition. Une compétition doit se mener sur la base des règles qui régissent tout le monde, mais eux, ils sont au pouvoir, ils ont des moyens d’État. Maintenant, qu’est-ce qui les régit ? C’est à eux de nous dire vers où ils nous mènent, mais nous autres, nous avons une vision, c’est ce que nous défendons à l’heure actuelle.

Nous attendons de voir jusqu’où cette orientation que les deux acteurs ont prise va nous mener, mais nous ne restons pas les bras croisés parce que nous avons notre part de colibri  à apporter dans ce processus.

Q : Quelles sont les raisons qui vous font penser que votre parti politique a voix au chapitre de ce scrutin ?

R : Il faut dire que le PDI n’est pas un parti qui est né hier. Le PDI a toujours eu voix au chapitre. Ce n’est pas parce qu’au niveau de la communication, nous avons reconnu que du point de vue communication, nous n’avons pas beaucoup travaillé, mais sur le fond, nous représentons une force politique. À toutes les élections qui se sont déroulées, le PDI a participé de façon directe ou en apportant un soutien à l’un des candidats. Et ça, ça s’est passé en 2001, lorsque Yorengar était candidat. Nous étions aux élections de 2011, nous étions par rapport aux législatives, aux communales. Nous étions aux dernières élections de 2020, après lesquelles le président Idriss Déby est décédé.

Nous avions occupé en principe le deuxième rang, même si après la mort du président Déby, ça a été changé. Nous restons un acteur majeur. Nous avons participé au gouvernement, au ministère de l’Agriculture, au ministère de l’Enseignement supérieur, où nous avons mené des actions qui ont laissé des empreintes jusqu’aujourd’hui.

Sur l’échiquier national, le PDI a un poids. Nous ne pouvons pas nous empêcher, au moment où il y a des élections, dans le contexte de retour à l’ordre constitutionnel, de rester en marche. C’est vrai qu’il nous a été arrachée la victoire par rapport au référendum, mais c’est pédagogique, notre participation est pédagogique.

Si nous ne participons pas, nous démobilisons nos bases et nous ne leur permettons pas de s’exprimer. Et puis, le boycott n’est pas une position responsable de notre point de vue. Le PDI n’acceptera jamais de jouer ce jeu-là.

Tant qu’il y a une tribune, tant qu’il y a un espace pour exprimer et réaffirmer l’aspiration des peuples tchadiens pour un État fédéral, nous serons là et personne ne nous empêchera de le faire. Nous l’avons fait en tant que PDI participant au dialogue national inclusif. Nous étions une des voix majeures pour avoir réclamé le référendum.

Le référendum a eu lieu, nous avons été l’acteur majeur au niveau du référendum et aujourd’hui, nous ne pouvons point nous taire face à ce processus qui se déroule aujourd’hui.

Q : Globalement, que propose le PDI à travers votre candidature aux tchadiens comme changement au plan des institutions politiques et administratives?

R :  Le PDI est un parti d’obédience fédérale. Le PDI propose un projet de société de l’édification d’un État fédéral du Tchad.

Parce que pendant longtemps, l’État unitaire n’a pas été le choix des tchadiens. Et aujourd’hui, l’aspiration pour un État fédéral est de plus en plus forte et c’est la tendance majeure. Il va falloir partager la gouvernance. Tous les régimes qui se sont succédé au Tchad ont confisqué le pouvoir, n’ont pas permis un développement réel au Tchad. Du coup, pour éviter qu’il y ait cette confiscation de pouvoir, qu’il y ait ce transfert de pouvoir par la violence, nous pensons que l’État fédéral est ce qu’il faut pour le Tchad. Et historiquement, le Tchad est une nation composée avec différentes entités, historiquement, confessionnellement, avec des potentialités énormes qui peuvent être exploitées dans le contexte d’un État fédéral.

Donc du coup, nous proposons un État fédéral au Tchad où nous instaurons la justice, l’équité. Nous instaurons aussi des institutions fédérales. Nous savons que dans un État fédéral, il y a l’autonomisation des provinces, des territoires, qui permet un meilleur développement, qui permet la compétition et qui permet aussi une expression de toutes les entités. C’est ce qui manque aujourd’hui au Tchad. Donc nous pensons que désormais, nous allons continuer à mener cette bataille jusqu’à ce que cela soit une réalité. C’est un rêve qu’on voit se réaliser au fil des années parce qu’en 1993, on ne pouvait pas s’imaginer qu’il y ait un référendum. On l’a eu et nous continuons à nous battre sur ce plan.

Q : Sur le plan économique quels sont vos projets phares ?

R : Après avoir instauré l’État fédéral du Tchad, notre deuxième priorité, c’est un développement durable en deux étapes. La première étape, c’est répondre aux urgences.

Aujourd’hui, l’urgence pour les tchadiens, c’est d’abord l’accès à l’éducation, une éducation de qualité, la santé, tout ce qui est sur ce service de base, l’énergie qui est crucial en ce moment, mais aussi répondre à la question de l’insécurité alimentaire. Il ne faut pas imaginer qu’un pays comme le  Tchad vive une situation d’insécurité alimentaire, au point qu’il y ait même la décision du gouvernement de proclamer un état d’urgence. Nous pensons aussi qu’il faut activer les leviers pour une croissance économique. Mais, puisque tous les problèmes au Tchad sont des problèmes structurels, il y aura des programmes d’urgence pour répondre aux besoins imminents que nous avons évoqués. Ensuite, un programme à l’horizon 2050. Pour pouvoir bâtir, il faut du temps. Nous allons bâtir des programmes de développement économique en ce qui concerne les secteurs prioritaires de développement au Tchad, parce qu’aujourd’hui, le Tchad, dans le secteur agro-civil-pastoral, détient des potentialités immenses. Dans le secteur minier, dans le secteur numérique, ce sont autant de domaines dans lesquels le Tchad va s’inscrire. Mais le Tchad a tout à fait à gagner, à mener tous ces combats-là dans le contexte des États fédérés, parce que tout ce qui est sectoriel sera mené au niveau des États fédérés.

Q : Quelles sont les innovations qu’on devrait apporter au plan socio-culturel ?

R : Le plus important aujourd’hui, c’est que la culture et l’identité constituent le ciment d’une nation. Nous pensons que ces deux dimensions de la vie des populations doivent être valorisées. Nous allons développer beaucoup plus de l’éco-tourisme pour qu’il conserve toutes les richesses, et le patrimoine culturel du Tchad est immense.

Nous pensons que nous pouvons développer cela sur le plan culturel, sur le plan sportif. Il y a des talents au Tchad, et nous pensons que nous allons travailler à faire des références dans les différents domaines, à créer des centres pour pouvoir développer aussi des compétences à tous les niveaux en ce qui concerne ces aspects-là. Mais l’important dans le développement du Tchad, c’est de bâtir toute une architecture institutionnelle qui soit efficace, parce que pendant longtemps, il y a eu une perte de conscience professionnelle, il y a eu une gestion très partielle des priorités au niveau des secteurs.  Et donc, il va falloir bâtir une gouvernance au niveau de chaque institution pour remonter la pente en termes d’efficacité et d’efficience, pour avoir des résultats probants.

Q : Si vous devenez Présidente de la République du Tchad, quelle sera votre politique étrangère dans la nouvelle géopolitique africaine et mondiale?

R : Aujourd’hui, le Tchad est dans un écosystème, comme tous les autres pays africains, dans un environnement aux grands défis. Les dividendes démographiques, la transition écologique sont autant de problèmes qui sont importants pour le Tchad. Dans la coopération, il va falloir développer des partenariats importants pour que le Tchad reste dans cet environnement avec un positionnement fort. Le Tchad a beaucoup d’expériences à capitaliser dans la sous-région, où le Tchad a joué un rôle important, au plan national, régional comme au niveau international. Le Tchad a beaucoup d’expériences à capitaliser en ce qui concerne les références dans l’innovation, la culture, comme on l’a dit. Mais avec les pays au niveau international, c’est veiller à ce que les principes et les valeurs promues par l’Union africaine soient aussi promues par le Tchad. Au niveau de la sécurité, le Tchad a joué un rôle important. Je pense que de ce côté, le Tchad peut jouer un rôle levier important quant à la protection, la sécurité au niveau africain.

Le Tchad doit jouer un leadership au niveau de la paix, apporter la paix dans des contextes différents et éviter, comme ce fut par le passé, des ingérences qui ont troublé sa quiétude à un certain moment.

Q : Démocratie, indépendance intégrale, sont les maîtres mots, socles de votre parti. Comment comptez-vous les traduire en réalité ?

R : Nous optons pour l’État fédéral. L’État fédéral donne la possibilité à un pays de pouvoir se développer sur la base des forces endogènes. C’est ça qui est important. Au départ, nous avons mentionné le fait que le tchadien n’a pas eu le choix de la forme de l’État.

Le fait que l’on choisisse la forme de l’État qui correspond à nos réalités et à nos aspirations, c’est déjà manifeste que nous serons sur le chemin de l’indépendance pour le choix de la forme de l’État. Secondement, le choix en matière de priorité de développement, parce que l’autonomisation des territoires donne l’opportunité de choisir les options de développement que chaque entité socio-culturelle aura voulu développer. Et donc, déjà par l’obédience fédérale, le Tchad va aspirer désormais à une souveraineté mais aussi à une indépendance intégrale.

Q : Vous êtes la seule femme des deux, dont la candidature a été retenue à cette présidentielle. Pensez-vous que les tchadiens sont prêts à élire une femme pour réussir où des hommes ont échoué ?

R : Cette question peut se poser dans le contexte du Tchad comme partout ailleurs en Afrique. Nous avons été habitués à travailler dans un environnement masculin depuis notre vie professionnelle jusqu’à un environnement politique. Si aujourd’hui nous avons pu, par une candidature, arriver au deuxième rang, c’est que les tchadiens ont compris que l’égalité et l’équité sont des principes sur lesquels ils doivent se conformer. Parce qu’ils ne font pas la différence entre une candidature masculine et une candidature féminine. Il se peut que dans un certain milieu encore persistent ces considérations, mais je n’ai pas l’impression d’être une candidature féminine à cet instant. Je me sens tout simplement une candidate, comme tous les autres, les neuf autres, et il n’y a rien qui pourrait me disqualifier par rapport aux autres candidats. Nous avons notre expérience en tant que parti politique, nous avons fait nos preuves, même au ministère de l’Enseignement supérieur considéré être un milieu hostile à un leadership féminin.  Il y a eu des considérations, mais par la suite les gens ont compris qu’il n’y avait pas de différence et que c’était mieux d’avoir un ministre femme qui aspire à un changement à un certain niveau. Ça ne manquera pas ces considérations sexistes, je dirais, mais nous savons que la jeunesse, les femmes et les hommes tchadiens sont prêts à accepter une femme présidente.

Q : Les dix autres candidats recalés laissent croire que toutes les candidatures retenues ne sont que des faire-valoir et sont là pour accompagner uniquement le général Mahamat Idriss Déby à gagner tranquillement et à gouverner le Tchad. Qu’en dites-vous?

R :  Les mêmes acteurs sont ceux qui ont refusé d’aller au référendum. Si vous êtes un parti politique et que vous refusez d’aller aux élections, vous n’avez pas compris la valeur d’une élection. La valeur d’une élection vous propulse dans l’espace politique et vous donne l’occasion d’avancer dans votre agenda. Je ne sais pas ce que pensent les autres candidats, mais nous avons un agenda. C’est l’État fédéral du Tchad et nous nous battons depuis 1997 pour cela.

D’autres pays se sont battus pendant un demi-siècle pour pouvoir obtenir ce qu’ils veulent. Et donc, la persistance, la résistance, mais aussi la récurrence de notre participation nous permet d’avancer dans notre objectif. Ils ont fait le choix de ne pas participer, ils ont leur raison. Nous pouvons les respecter, mais nous pensons que ce n’est pas juste de considérer que les autres sont des faire-valoir. Je pense qu’on doit élever le niveau de débat au Tchad. Les débats doivent être contradictoires, mais ne pas se mêler tout simplement à l’appréciation d’un parti politique. Nous devons dépasser cela et nous, en tant que PDI, nous n’entrons pas dans ces débats. S’il y a des débats d’idées, s’il y a des débats sur les projets de société, nous sommes prêts à les mener. Mais les débats qui concernent « est-ce qu’un parti est un parti accompagnateur ? », nous n’entrons pas dans cela parce que nous savons exactement nos choix, pourquoi nous faisons tel choix.

Nous avons réuni le congrès de notre parti pour faire la décision, nous avons réfléchi à tous les contours et nous avons fait le choix de participer. L’opinion d’une tierce ne nous empêchera pas d’avancer dans la décision que nous avons prise.

Q : Quel message adressez-vous à vos militants et à tout le peuple tchadien à la veille de cette campagne électorale et d’élection présidentielle ?

R : Je dirais à chaque citoyen, à chaque électeur que les changements constituent des processus. A chaque processus, il y a un gain en termes de résultats. Nous avons passé le référendum, aujourd’hui nous sommes au niveau d’une nouvelle élection, une élection présidentielle, nous devons y participer. Chaque fois que nous accepterons d’aller voter et que nous aurons donné, exprimé notre voix, nous avons fait gagner le Tchad pour pouvoir atteindre l’État fédéral du Tchad.

J’invite les tchadiennes et les tchadiens à aller retirer leur carte et le 6 mai à aller voter selon leurs choix, selon leurs convictions et non selon d’autres considérations. Donc voilà ce que sera mon dernier mot et je souhaite le meilleur au Tchad. Je souhaite qu’à la sortie de ces élections, quels que soient les résultats, que le Tchad puisse sortir grandi de cette élection et que les acteurs politiques soient des hommes de paix.

 Propos recueillis par Georges Martial NGALIEU

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