En ouvrant une Représentation économique à Douala, capitale économique du Cameroun, le Québec, province bilingue à part égale du Canada, vient de se lancer à la conquête des marchés camerounais et gabonais. Présenté officiellement le 28 Septembre 2022 au cours d’une cérémonie dans les locaux du consulat du Canada a Douala au Cameroun.
S’appuyant principalement sur le secteur des services en plus d’un secteur industriel varié mais reposant principalement sur plusieurs industries stratégiques pour l’exportation; Le cœur économique du Québec est la région métropolitaine de Montréal . Cette région compte à elle seule pour 53,4 % du produit intérieur brut (PIB) de la province suivi par la région métropolitaine de Québec (11,4 %), Gatineau (3,2 %), Sherbrooke (2,2 %), Saguenay (1,9 %) et Trois-Rivières (1,8 %). En tout, le PIB du Québec aux prix du marché s’élevait à 380,9 milliards CAD, soit 19,0 % du PIB du Canada.

Selon l’attachée aux affaires économiques de la nouvelle Représentation, Sandra Gouadjio, l’expertise québécoise c’est le secteur minier, l’infrastructure, le numérique, les télécoms.
« On cherche vraiment des partenariats avec des entreprises locales dans ces secteurs. Mon rôle c’est d’être le point de contact, le point focal, en aidant les entreprises québécoises qui veulent venir au Cameroun. Mon rôle c’est aussi d’aider les entreprises camerounaises en leur trouvant des partenaires fiables au Québec », explique-t’elle.
Pour opérer une représentation qui fera un suivi de proximité, en ajoutant, la filière agroalimentaire et le secteur des services, Sandra Gouadjio aura également pour rôle de prospecter à partir de Douala, le marché gabonais où le Québec cible à peu près les mêmes secteurs qu’au Cameroun.
« Je suis là pour regarder le marché et savoir comment investir. On pourra donner des informations claires aux entreprises canadiennes qui veulent investir au Cameroun ou au Gabon et les accompagner », a-t-elle précisé.

Toujours selon l’attachée aux affaires économiques, la motivation de cette offensive commerciale dans la sous-région Cemac, s’explique qu’avant, c’était une coopération beaucoup plus privilégiée. Aujourd’hui, c’est désormais la phase des échanges économiques gagnant-gagnant.
« L’Afrique, le Cameroun n’a plus besoin de coopération ou qu’on vienne lui donner à manger. Il faut désormais des investissements dans les deux sens », a affirmé Sandra Gouadjio.

Il faut dire que le Québec lance cette offensive commerciale au moment où d’autres puissances quadrillent déjà les marchés sous régional ; avec une percée fulgurante de la Chine.
G M TCHAPI
