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BUSINESS DEVELOPMENT FORUM 3 ÈME ÉDITION

<< Nous avons connu beaucoup de difficultés ces derniers temps, notamment depuis la pandémie du Corona virus, la crise ukrainienne qui ont montré que nous devons d’abord compter sur nous-mêmes mêmes. La meilleure façon de compter sur nous mêmes, c’est de mettre en place des industries qui nous permettent de nous passer positivement des différentes importations >>. Dixit Léandre DJUMMO, Directeur général de la commercial Bank, lors de la 3 ème édition du Butsiness Development Forum le Jeudi 03 Novembre 2022 à Douala sous le thème * »Financement de l’agro-industrie comme levier de la stratégie de substitution aux importations »* >>

Face à de nombreux patrons d’entreprises, les panélistes Thomas BABISSAKANA,  Professeur FOMBA KAMGA Benjamin, NIKOLAOS Milianitis, Bertin TCHOFFO, tous experts d’un pan précis de l’économie, ont présenté l’état des lieux et les avancées les plus significatives en matière de substitution aux importations, l’impact des stratégies de substitution aux importations, le rôle des banques dans le développement de la stratégie d’import-substitution.

Il a été question pour les organisateurs de cette plateforme périodique d’échanges et de networking où les clients enrichissent leurs relations d’affaires, de permettre aux responsables de banques, et aux acteurs impliqués dans le développement des activités de services et production du secteur agro-industriel d’échanger, de dialoguer et proposer des stratégies et actions adaptées au contexte local qui leur permettront de renforcer la production agricole locale et la sécurité alimentaire ; faire l’état des lieux des opportunités de financement de l’agro-industrie à la lumière de la stratégie gouvernementale de promouvoir l’import-substitution et discuter de la contribution des entreprises locales a l’atteinte de ses objectifs ; ainsi que, d’acquérir les outils pour optimiser les investissements du secteur agro-industriel et créer des synergies gagnantes pour développer ce secteur d’activités à la fois générateur de croissance en d’emplois.

<< Nous voulons sensibiliser les opérateurs économiques qui sont nos clients, pour qu’ils n’hésitent pas à se lancer dans les industries de transformation qui s’appuient en grande partie sur des matières premières locales >> a indiqué Léandre DJUMMO, Directeur général de la commercial Bank.

Cette initiative qui Vise à : mettre en place des actions afin de créer de la valeur pour les investisseurs privés africains du secteur agro-industriel tout en leur offrant des solutions de financement efficaces et adaptées à leurs spécificités ; donner la priorité au développement de la production et à la promotion de la  compétitivité des filières agricoles stratégiques en favorisant le « Made in Cameroun »; envisager un plafonnement des financements bancaires afférents aux importations de certains biens ( maïs, soja, riz, etc…) et donner  des outils aux entreprises, leur permettant de développer leurs activités agro-pastorales.
Un ensemble de leviers sur lesquels il est plus que jamais nécessaire d’agir, selon le Professeur FOMBA KAMGA Benjamin, enseignant a l’université de Yaoundé SOA

<< Il faut premièrement faire le choix des secteurs d’activités, les filières des produits, ce qui semble déjà avoir été fait, mais il faut re-peaufiner ce choix pour avoir des produits qui seront susceptibles de nous permettre de renverser la tendance >>. a t-il indiqué

Selon lui, la deuxième chose à faire, c’est de choisir les instruments adéquats tout en tenant compte des contraintes.
<< Premièrement notre économie traverse des accords bilatéraux et multilatéraux que nous avons avec nos partenaires; il faut les prendre en compte. Deuxièmement, il faut réduire la part du secteur public dans ces instruments là, parceque au jour d’aujourd’hui le secteur public intervient assez dans la politique d’import-substitution hors nous tous, nous savons que ce secteur est inefficient, le comportement de corruption ne va pas s’interrompre du jour au lendemain, par conséquent l’intervention du public sera susceptible d’être détournée par les acteurs du secteur public et du secteur privé >>. a t-il précisé.

Avant de poursuivre, << En troisième lieu, il faudrait que nous puissions explorer les marchés extérieurs, parce que, qui dit import-substitution, dit industrialisation et exportations >>.

Une démarche qui constitue incontestablement un moyen de répondre à l’enjeu majeur d’insécurité alimentaire face à la menace que représente l’accumulation du déficit commercial, responsable de l’amenuisement des réserves en devises du pays.

Selon l’expert en analyse des politiques économiques Thomas BABISSAKANA, en matière de financement, on ne pas uniquement compter sur la Bad ou les banques étrangères pour résoudre un problème où les besoins sont importants.

<< En regardant le financement, il faut penser à ne pas faire l’import substitution sans le lier à l’exportation. Ce qu’on a retenu normalement dans la stratégie 2020-2030, c’est le couplage, import substitution, exportations, C’est-à-dire vous ne concevez pas, vous voyez un projet, sans réfléchir à se couplage. Çà veux dire quoi…? Le marché National est petit. C’est-à-dire 25 millions c’est petit pour rentabiliser parfois une usine  d’une certaine capacité. Par contre quand vous élargissez CEEAC plus le Nigeria, vous avez a peu près 400 millions d’habitants et la demande est forte. Ce qui fait donc que vous concevez votre projet en Sachant que vous allez satisfaire le petit marché Camerounais comme rape de démarrage et monter maintenant en régie pour exporter en Afrique centrale et globalement en Afrique avec la Zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECAF) qui est en cours >>. a t-il expliqué

Avant de poursuivre, << ll y’a un aspect qui n’a pas encore de solution, et le gouvernement doit normalement mettre en place une banque d’investissements, ou une banque de développement, pour que l’on ait cette offre de crédit à long terme, qui sont nécessaires. Parce que ce type de projet c’est pas rentable à court terme. Il faut positionner à sept, dix ans, pour espérer réaliser un projet viable >>.

Le Directeur de la commercial Bank (CBC) se dit prêt à accompagner les opérateurs économiques qui n’hésiteront pas à se lancer dans les industries de transformation qui s’appuient en grande partie sur des matières premières locales.

<< La CBC est prête à les accompagner. Les différentes conventions de crédit avec la banque d’investissements et avec la Banque Africaine de développement (BAD), par le biais du MINADER nous permettent de répondre positivement à leurs besoins. Les projets doivent être banquables. Lorsqu’un projet est banquable, vous pouvez être sûr, on est 18 banques. Que tous les banquiers courent derrière. Vous voyez il y’a des entreprises quand ils ont un projet, les banques se battent pour avoir leurs participations, donc c’est pour dire que quand il y’a de bons projets, il y’a toujours les financements >> a affirmé Léandre DJUMMO, Directeur Général de la commercial Bank

Avant poursuivre, << Au niveau de la garantie, vous devriez savoir qu’on ne finance pas la garantie, c’est d’abord le projet qu’on finance. La garantie n’est qu’une exigence complémentaire. L’essentiel est que le projet puisse avoir la capacité de se rembourser. Et quand  vous verrez n’importe quel financier qui étudie les délais de ces investissements, il s’assure que le projet permet de dégager un résultat qui lui permet de faire face à ces dettes. Donc l’essentiel est que le promoteur nous prouve que le projet peut rembourser le crédit et qu’on peut lui faire confiance >>.

Il faut croire que le potentiel du secteur est si prometteur que des organisations internationales affichent leur optimisme en annonçant qu’il est possible de tripler la valeur actuelle et de créer des emplois supplémentaires afin de sortir des millions de personnes de la pauvreté.

Il faut rappeler que le « Business développement forum » de la commercial Bank s’inscrit dans la politique de la banque d’accompagner la clientèle d’entreprises et grandes fortunes à travers une approche banque-conseil.

Georges Martial NGALIEU

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