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AFROSAI : LUTTER CONTRE LES FLUX FINANCIERS ILLICITES POUR ASSURER L’AVENIR DE L’AFRIQUE ET ENDIGUER LES CONFLITS

« l’Afrique perd chaque année environ 88,6 milliards de dollars américains en raison de la fuite illicite de capitaux, ce qui équivaut à 3,7 % du produit intérieur brut du continent. La problématique était au menu du comité de coordination de l’audit coordonné sur la lutte contre les flux financiers illicites ce 03 Aout 2023 à douala ».

Né de la volonté des ISC membres de l’AFROSAI d’apporter une réponse régionale à la problématique de la lutte contre ce fléau qui fait perdre à l’Afrique des milliards de dollars US chaque année, compromettant ainsi son développement et le bien-être de ses populations, le projet d’audit coordonné sur la lutte contre les Flux financiers illicites (FFI) était au menu d’une réunion conjointe des Commissions techniques de l’AFROSAI tenue du 25 au 29 juillet 2022 dernier à Douala, au Cameroun. Etaient présent à cette 3ème réunion du comité de coordination, Madame Nancy KATHUNGU, auditeur GÉNÉRAL ; Mme keneilwe senyarelo, Vérificateur général par intérim ; Justice MBAH ACHA rose FOMUNDAM, Secrétaire général.

Après multiples séances de brainstorming organisées par la suite, les membres du comité de coordination de l’audit à savoir :  la Direction Exécutive de l’AFROSAI ; l’ISC du Gabon, Vice-président de la CRCIT et Président du Groupe de travail sur les Questions émergentes ; trois (03) ISC membres de la CRCIT participant à l’audit ; les experts provenant des Organisations partenaires de l’AFROSAI dans le cadre de la lutte contre les Flux financiers illicites (Union Africaine, ATAF et GIZ).  

« Les flux financiers illicites (FFI) font payer un lourd tribut au développement, tant aux riches qu’aux pauvres, mais en Afrique, ce sont les populations les plus pauvres qui paient le prix le plus élevé et laissent les pays vulnérables avec des infrastructures inadéquates, une alimentation électrique irrégulière et un accès limité à la santé, à l’éducation et au service internet à large bande pour leurs citoyens, entre autres privations », explique un membre.

Dans la perspective d’implémenter ce projet d’audit régional coordonné un Protocole d’entente a été signé par les ISC membres de l’AFROSAI ayant manifesté leur intention d’y prendre part. Celui-ci encadre tous les aspects liés à la mise en œuvre dudit projet, y compris les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes.

présidé par L’ISC du Kenya, en sa qualité de Président de la Commission de Renforcement des Capacités Institutionnelles et Techniques sous le thème « l’audit des cadres législatifs, réglementaires et institutionnels de la mobilisation des recettes fiscales »  Il était principal question pour le comité de coordination de l’audit coordonné sur la lutte contre les flux financiers illicites d’assurer la coordination générale, le suivi et l’évaluation de l’ensemble des travaux et la bonne qualité des livrables attendus à la fin du projet d’audit régional à savoir : l’examen et l’enrichissement des livrables ; la validation des extrants à toutes les phases du projet ; la consolidation du rapport régional ; l’élaboration du compendium des bonnes pratiques ; l’élaboration des autres supports de communication de l’audit…

« Les gouvernements africains de concert avec les acteurs du secteur privé africain devraient prendre l’initiative de renforcer le recouvrement des avoirs volés, d’établir de nouvelles normes pour éviter les flux illicites et de s’engager dans des actions plus concertées pour combattre l’impact négatif des flux financiers illicites sur les économies africaines », déclare un autre membre

Avant de poursuivre, « Cela signifie il faut l’envisager dans le contexte des millions de personnes qui auraient pu être sorties de la pauvreté, du nombre énorme d’opportunités d’emploi qui auraient pu être créées pour la population jeune en pleine expansion de l’Afrique, des milliers d’hôpitaux et d’écoles qui auraient pu être construits, et de la manière dont tout cela aurait pu se traduire par un renforcement de la stabilité et de la cohésion des sociétés et des communautés du continent ».

Ce comité est chargé d’examiner les défis et les tendances actuels en matière de responsabilité financière, de transparence et d’intégrité, et de formuler des recommandations fondées sur des données probantes afin de rendre les systèmes plus complets, plus solides, plus efficaces et plus universels dans leur approche.

Il faut tout de même rappeler que dans le monde entier, la lutte contre les flux financiers illicites est devenue un domaine prioritaire pour la réalisation du développement durable et la mise en place d’institutions et de sociétés inclusives. Tant dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 que dans le Programme d’action d’Addis-Abeba de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, des objectifs explicites ont été adoptés pour lutter contre les flux financiers illicites. Cela reflète un consensus général sur le fait que non seulement les flux financiers illicites drainent les ressources nationales indispensables au développement durable, mais ils érodent également la confiance dans les contrats sociaux et les systèmes de gouvernance, et accroissent les inégalités à l’intérieur des pays et entre eux.

Georges Martial Ngalieu

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