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TRANSHUMANCE ET MOBILITE PASTORALE : UN ATELIER DE VALIDATION A DOUALA

« L’Atelier de Validation des corridors d’Intervention de la Composante 2 (Transhumance et Mobilité Pastorale) du Programme d’Appui à l’Intégration Régionale et à l’Investissement en Afrique Centrale ‘’PAIRIAC’’ (entre le Cameroun, la RCA et le Tchad), s’est ouvert le 07 février 2023 à Douala. Ont pris part à cet atelier, le Secrétaire Exécutif de la CEBEVIRHA ; le Représentant de la FAO au Cameroun ; les Coordonnateurs des Interventions du volet II (Transhumance) du PAIRIAC ; les Membres des Délégations du Cameroun, de la RCA et du Tchad ; le Représentant du Ministre de l’Elevage, des Pêches et de l’Industrie animale. Pendant deux jours, il sera question lors de cet Atelier de Valider les Axes de Transhumance de la Zone Cemac. Afin de promouvoir une mobilité pastorale apaisé, sécurisée et respectueuse de l’environnement ».

L’exécution conjointe de la composante 2, intitulée « Transhumance et Mobilité Pastorale » du Programme d’Appui à l’Intégration Régionale et à l’Investissement en Afrique Centrale (PAIRIAC). Classées en tête des priorités des programmes et politiques des Gouvernements de nos pays, l’élevage et surtout l’élevage pastoral est un vecteur de croissance, de sécurité, de paix, de stabilité et de création d’emploi et il contribue à faire reculer l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la pauvreté.

Visant principalement le renforcement des cadres de régulations de la transhumance transfrontalière dans la sous-région, Il y est abordé des questions de cohabitation pacifique, de santé unique, d’accès à l’eau et d’appui aux initiatives des jeunes, tant de défis autour desquels le PAIRIAC va devoir innover, concevoir et prouver que l’élevage pastoral est capable de s’adapter et prendre en compte les défis contemporains, mais surtout qu’il est viable et peut s’intégrer dans le développement et la modernité. Ainsi que l’amélioration de l’accès aux services pastoraux et des structures agropastorales de gestion des ressources naturelles tout en préservant la biodiversité. le programme démarré le 1er février 2022 et qui durera quarante-deux (42) mois, conformément à la programmation stratégique de l’action est mise en œuvre conjointement par la Fao à travers le projet d’appui à la régulation de la transhumance transfrontalière en Afrique centrale (PARTTRAC) pour sa composante2.1 et l’organisation non gouvernementale Wildlife Conservation Society (WCS) pour les composantes 2.2 et 2.3 adressant l’amélioration de l’accès aux services pastoraux et des structures agropastorales de gestion des ressources naturelles.

« Je voudrai saluer cette franche collaboration et engagement des gouvernements qui ne ménage aucun effort pour la bonne exécution de cette action. La coordination sous régionale reçoit l’appui très apprécié de la Cemac ici représentée par la CEBEVIRHA, de la COMIFAC et de la commission de la CEEAC », a manifesté Dr Athman MRAVILI, représentant de la FAO au Cameroun.

Selon le General Program Director de Wildlife Conservation Society, Docteur DOLMIA Malachie, des missions de terrain déjà organisées par le projet, ont permis non seulement d’informer et sensibiliser les acteurs et parties prenantes, mais également de recueillir les avis sur la démarche du projet. « En outre, diverses discussions et échanges à ce jour, ont permis de mieux cerner la problématique de la mobilité pastorale et d’identifier les principaux axes de transhumance qui sont concernés par les activités du projet dans les états. Alors la rencontre qui nous réunit aujourd’hui a subséquemment pour but la validation de la connectivité de ces axes de transhumance au niveau transfrontalier entre les trois (03) pays concernés », a-t-il expliqué

C’est pour relever ces défis, que le PAIRIAC a besoin de la mobilisation de chacun et de tous les parties prenantes, et c’est atelier est mis à contribution pour affiner la stratégie du projet, mais aussi poursuivre la concertation avec tous les acteurs. « Pendant ces assises, vous aurez à opérer des priorisations, mais aussi des choix stratégiques, un exercice pas aussi aisé, mais pour lequel vous devrez mettre en avant les intérêts des pays et des populations pour lesquelles nous avons fait un choix, celui de contribuer à améliorer significativement les conditions des vies humaines », a souhaité MalachieDOLMIA. 

D’après son excellence Pedro BAYEME BAYEME AYINGONO, secrétaire exécutif de la commission économique du bétail de la viande et des ressources halieutiques (CEBEVIRHA), l’organisme sous régionale contribue au développement des élevages et à la croissance du cheptel de la CEMAC estimé aujourd’hui à 150 millions de tête de bétail. Ayant un rapport considérable a l’économie de la sous-région, il contribue à la lutte contre la pauvreté, a l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que les conditions de vie de populations rurales. Cependant, la transhumance et la mobilité pastorale, modes prédominants de conduite des troupeaux sont soumises à de nombreuses contraintes au rang desquels : la santé aniles, le vol du bétail et surtout les conflits communautaires récurrents. « Aujourd’hui, le programme d’appui à l’intégration régionale et a l’investissement en Afrique centrale (PAIRIAC), financé par l’union européenne arrive au bon moment, car il contribuera à l’amélioration de l’accès aux services pastoraux et des structures agropastorales de gestion des ressources naturelles ; à l’appui de la régulation de la transhumance transfrontalière en Afrique centrale », a indiqué son excellence Pedro BAYEME BAYEME AYINGONO, secrétaire exécutif de la CEBEVIRHA.

Financé par l’Union Européenne, Le PAIRIAC dans sa composante 2 a pour objectif de sécuriser la transhumance et la mobilité pastorale dans un cadre de développement régulé, spécifique, respectueux de l’environnement, des droits humains et de l’égalité de genre, et contribuant à la résilience des communautés pastorales face aux aléas climatiques en assurant spécifiquement, ‘’ une bonne gouvernance locale de la transhumance transfrontalière et de bonifier les accès aux services pastoraux dans le paysage du Bassin Central du Chari et de la zone entre le Sud-Ouest Tchad et le Nord Cameroun ‘’.

Il est a noté que pour faire face à ces contraintes et relever le défi du développement pastoral, de nombreux efforts ont été déployés par les Etats à savoir le Cameroun, la RCA et le Tchad. Mais aussi par les partenaires au développement.

Georges Martial Ngalieu

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