Un communiqué parvenu à notre rédaction centrale à Douala en cette fin de soirée du 22 janvier 2025 à 23h24′, alors que nous bouclions nos différentes éditions, révèle la vive indignation de l’honorable Djimet Clément Bagaou, président national du Parti Démocratique du Peuple Tchadien (PDPT). Le député dénonce une convocation qu’il qualifie d' »arbitraire » émanant de la police judiciaire, et ce, en violation flagrante de son immunité parlementaire, garantie par l’article 118 de la Constitution tchadienne.
Selon le communiqué, le 20 janvier 2025, le député Djimet Clément Bagaou a reçu une convocation de la police judiciaire lui demandant de se présenter pour une affaire le concernant. Après avoir accusé réception, le député a immédiatement transmis le document à son avocat. Ce dernier a entrepris les démarches nécessaires pour se rendre à la police judiciaire, avec pour objectif de connaître les motifs de cette convocation et de s’assurer du respect des textes de la République, notamment l’article 118 de la Constitution, qui stipule que les membres du parlement bénéficient d’une immunité parlementaire.
Le communiqué du PDPT rappelle avec force que, selon cet article, aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché, détenu ou jugé sans que son immunité parlementaire ne soit respectée. Or, l’honorable Djimet Clément Bagaou dénonce le caractère mystérieux de cette convocation. Même l’avocat du député, selon le communiqué, n’a pas été autorisé à prendre connaissance des motifs réels de cette demande de comparution.
Le communiqué du PDPT, par la voix de son président national, interroge : « Alors, qu’est-ce qui se cache derrière cette convocation mystérieuse, à tel point que même l’avocat du député n’a pas le droit d’en connaître les motifs ? » Le parti insiste sur la nécessité de se référer aux textes de la Constitution, et notamment en fac-similé, pour comprendre ce qui se trame véritablement « en coulisses » et ce qui motive une telle violation.
Cette dénonciation de Djimet Clément Bagaou met en lumière de graves préoccupations quant au respect de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs au Tchad. L’immunité parlementaire est un pilier de toute démocratie fonctionnelle, garantissant aux élus la liberté d’exercer leur mandat sans pressions indues. Sa remise en question, comme le dénonce l’honorable Bagaou, constitue une atteinte à l’indépendance du pouvoir législatif.

La convocation de l’honorable Djimet Clément Bagaou, dans ces conditions, soulève de sérieuses questions sur les intentions de la police judiciaire et de ceux qui l’ont mandatée. L’opacité entourant cette affaire, et l’impossibilité pour l’avocat du député d’accéder aux informations, ne fait qu’accroître les soupçons et les inquiétudes.
Les prochains jours s’annoncent déterminants pour la suite de cette affaire. La société civile, la classe politique et les observateurs nationaux et internationaux ont les yeux rivés sur l’évolution de cette situation. Il est impératif que la lumière soit faite sur cette convocation et que la justice soit rendue, afin que la Constitution et l’immunité parlementaire des élus soient respectées.
Le PDPT, par son président, s’engage à ne pas baisser la garde et à user de tous les moyens légaux pour défendre l’immunité de son député et le faire rétablir dans ses droits. La détermination de l’honorable Djimet Clément Bagaou à faire toute la lumière sur cette affaire est claire.
Douala, la Rédaction Centrale

