TCHAD : ARRESTATIONS « ARBITRAIRES » ET « CONTROVERSÉES », LE PDPT DÉNONCE UNE RÉPRESSION POLITIQUE

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Le climat politique au Tchad se tend après les élections législatives du 29 décembre 2024. Le Parti Démocratique du Peuple Tchadien (PDPT) a publié un communiqué de presse, daté du 20 janvier 2025 et parvenu à notre rédaction centrale a Douala, dans lequel il dénonce avec force l’arrestation du Colonel Dapsoumouna Wananga et de l’ancien Maire adjoint du 9ème arrondissement. Ces arrestations, jugées « arbitraires » et « répressives » par le PDPT, soulèvent des inquiétudes quant au respect des libertés fondamentales et du processus démocratique dans le pays.

Le communiqué, signé par le président national du PDPT, le professeur Djimet Clément Bagaou, exprime l’indignation du parti face à l’interpellation du Colonel Dapsoumouna Wananga. Ce dernier a été arrêté à la Direction d’Exploitation de la Gendarmerie Nationale avant d’être transféré aux Renseignements Généraux. Le PDPT souligne que l’arrestation du Colonel Wananga est motivée par sa simple présence à un meeting politique du parti lors des récentes élections législatives.

Selon le PDPT, le Colonel Wananga avait été invité par le président du parti à assister au meeting, et il n’a, en aucun cas, participé à la campagne électorale. Le parti dénonce donc un « abus de pouvoir » de la part des autorités tchadiennes, estimant que ces arrestations ciblées visent à « réprimer toute opposition politique ». Ce faisant, le PDPT dénonce une volonté de museler les voix dissidentes, en s’appuyant sur l’arrestation de l’ancien Maire adjoint du 9ème arrondissement, également candidat du parti aux législatives, intervenue 72 heures avant celle du Colonel Wananga.

Le PDPT souligne que ces arrestations compromettent les efforts du chef de l’État pour la démocratie au Tchad. Il considère ces actes comme « autoritaires » et « arbitraires » et appelle à la libération immédiate du Colonel Dapsoumouna Wananga. Le parti enjoint l’opinion publique nationale et internationale à se mobiliser pour défendre les principes de la démocratie et des libertés fondamentales.

Ces arrestations surviennent dans un contexte de vives tensions politiques au Tchad. Les élections législatives du 29 décembre 2024 ont été suivies de contestations et d’accusations de fraudes. Plusieurs partis d’opposition ont dénoncé un processus électoral biaisé, mettant en cause la transparence et la régularité du scrutin. L’arrestation de l’ex Maire et cadre du PDPT et le Colonel Dapsoumouna Wananga invité du président du PDPT a son dernier meeting pourrait être perçue comme une tentative d’intimidation de l’opposition.

Le PDPT, quant à lui, se montre déterminé à ne pas céder à la pression et à poursuivre son combat pour la démocratie et l’état de droit. Le parti appelle à une enquête approfondie sur ces arrestations afin de faire la lumière sur leurs motivations réelles.

La situation au Tchad est donc à surveiller de près. Ces arrestations pourraient bien être le prélude à une vague de répression plus large contre l’opposition. L’avenir de la démocratie tchadienne est incertain, et il est crucial que les acteurs politiques et la société civile puissent faire entendre leur voix et défendre leurs droits. L’affaire du Colonel Wananga et de l’ancien Maire adjoint du 9ème arrondissement est donc emblématique des défis auxquels est confronté le Tchad dans sa quête de stabilité et de démocratie.

La rédaction centrale

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