« Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a célébré ce 24 mars 2023, son 38ème anniversaires. Au menu de cette journée commémorative : des rassemblements et d’autres activités de célébration organisée à l’échelle nationale ».
24 mars 1985-24 mars 2023. Il y a exactement 38 ans, voyait le jour le RDPC à Bamenda, sous l’impulsion de Paul Biya, président de la République du Cameroun depuis bientôt 41 ans.

Né de son ancêtre, l’Union Nationale Camerounaise (UNC) a l’issue du congrès tenue le 24 mars 1985 dans le chef-lieu de la province (ancienne appellation de région actuellement) du Nord-ouest. Ce changement de dénomination marque une sorte de rupture avec l’UNC et son précédent dirigeant, Ahmadou Ahidjo.
Il restera le parti unique au Cameroun jusqu’à l’instauration du multipartisme au début des années 1990, notamment avec l’adoption de la loi sur les partis politiques et a toujours été le parti au pouvoir, avec à sa tête l’emblématique Paul Biya, président du Cameroun depuis le 6 novembre 1982.

Pour la célébration de son 38ème anniversaire, le thème choisi est « Avec la force et l’expérience du RDPC, le Cameroun toujours dans la paix, la stabilité et le développement ‘’ Jean Nkuete, Secrétaire général du Comité central du RDPC, ce 24 mars 2023

Cette année, la célébration de l’anniversaire de la création du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a lieu au lendemain de la proclamation des résultats des troisièmes élections sénatoriales organisées au Cameroun. Déclaré vainqueur sur toute la ligne, Le parti rafle en effet tous les 70 sièges électifs en jeu au Sénat cette année face à neuf adversaires. Il contrôlera donc à nouveau l’auguste Chambre pour la troisième mandature d’affilée. Voilà qui constitue un motif de célébration supplémentaire en ce 24 mars où le parti souffle sa 38ème bougie. 38 ans de victoire dans une arène politique où rien n’est pourtant jamais joué d’avance. Depuis sa création le 24 mars 1985 à Bamenda, et le retour au multipartisme en 1990, le RDPC n’a jamais perdu d’élection. Son président national, Paul Biya, n’a également connu qu’un destin heureux à chaque élection présidentielle. L’adversité n’a pourtant pas manqué.

Ainsi, lors de l’élection présidentielle d’octobre 1992, le président Paul Biya s’impose sur le fil face au leader du Social Democratic Front (SDF), Ni John Fru Ndi, dans un climat politique surchauffé. Les élections législatives du 1er mars de la même année se déroulent dans un contexte marqué par une adversité tout aussi farouche. Mais le succès est encore dans le camp du RDPC, qui parvient à contrôler l’Assemblée nationale en nouant des alliances stratégiques. Le bilan est identique pour ce qui est des collectivités territoriales. La majorité des communes, des mairies de la ville, ainsi que toutes les régions sont dirigées par le parti. Sur son parcours pourtant, en dehors de la concurrence avec les autres formations politiques, le parti a dû conjuguer avec quelques dissensions en internes, notamment le conflit entre modernistes et conservateurs, des cas d’indiscipline et même les départs de certains cadres jouissant d’une relative popularité.
Georges Martial Ngalieu



