« L’insécurité alimentaire se manifeste également par le cas des commerçants contraints de jeter une partie de leurs marchandises invendues, des scènes incroyables vécues dans l’Adamaoua au quotidien ».
Des marchandises périssables non vendues atterrissent sur des piles de poubelles m à proximité de plusieurs marchés dans la région très pluviométrique de l’Adamaoua Cameroun constate notre correspondant dans la région.
Ce gaspillage, dans un contexte d’insécurité alimentaire grandissante, illustre les problèmes structurels de conservation auxquels font face des marchands de fruits et légumes notamment ceux de l’arrière-pays. Il pointe aussi du doigt les difficultés qu’ont bon nombre de camerounais pour se procurer la nourriture disponible alors que l’inflation continue de galoper.
Selon notre source du programme alimentaire mondial, 4,9 millions de personnes se trouvent en situation d’insécurité alimentaire dans le pays.

Cette insécurité va de pair avec le chômage, les milliers d’emplois perdus à cause de l’insécurité, l’après COVID et la montée vertigineuse des prix des produits alimentaires.
Aux marché de « Bamyaga » ou au petit marché de Ngaoundéré, il y’a des avenues et ruelles au couleurs de produits jetés à même le sol, cas d’exemple l’exposition poubelle du mythique stade de la ville, plus loin a Belel dans le département du Mbere par exemple, des marchands — faute de clients — et l’état des routes ils se trouvent contraints de « jeter » la récolte non vendue.
Une quantité importante d’oranges, de pastèque, d’ananas, légumes etc. gâtées et invendables est jetée sur les tas d’ordures au marché des produits qui ai pire des cas aurait servi à produire de l’engrais, un grand nombre d’« arbres véritables» un trésor, gâtés et invendables jetés dans les tas d’ordures.
MORANE GISÈLE
