MINISTRE CAMEROUNAIS « ENFARINÉ » EN BELGIQUE : LA BAS REVENDIQUE UN ACTE DE CONTESTATION, PAS UNE AGRESSION.

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Un ministre camerounais en visite de travail en Belgique a été la cible d’un acte pour le moins inhabituel : il a été « enfariné » par des militants de la Brigade Anti Sardinard (Bas). Si l’incident a pu être perçu comme une agression, Annie Flore Tchokouani, figure de proue de la Bas en Belgique, a tenu à préciser qu’il s’agissait avant tout d’une action de contestation politique.

« Ce n’était pas une agression, mais une contestation de sa présence ici, » a déclaré Annie Flore Tchokouani dans une conversation téléphonique avec la rédaction de La Voix de l’Afrique. Ses propos visent à contextualiser l’incident et à le dissocier d’une intention de violence physique.

La Brigade Anti Sardinard (Bas) est un mouvement de contestation bien connu de la diaspora camerounaise. Il s’oppose fermement au régime en place au Cameroun et dénonce ce qu’il considère comme une mauvaise gouvernance, une corruption endémique et une répression des libertés. Le terme « sardinard » est un sobriquet péjoratif utilisé pour désigner les partisans du président camerounais.

L’incident impliquant le ministre survient dans un contexte de tensions persistantes entre la diaspora camerounaise et le gouvernement. Les griefs sont nombreux et variés, allant de la situation politique et économique du pays aux violations des droits de l’homme. La diaspora, forte de plusieurs millions de personnes, joue un rôle important dans l’économie camerounaise grâce aux transferts de fonds qu’elle effectue. Elle constitue également une force politique non négligeable, capable de mobiliser l’opinion publique et d’exercer une pression sur le gouvernement.

Outre l’incident impliquant le ministre, la Bas a également été accusée d’avoir agressé l’ambassadeur du Cameroun en Belgique. Sur ce point, les informations restent fragmentaires et il est difficile de déterminer avec certitude les circonstances exactes des faits.

Quoi qu’il en soit, ces incidents témoignent du climat de défiance qui règne entre une partie de la diaspora camerounaise et le gouvernement. Ils soulignent la nécessité d’un dialogue constructif et d’une prise en compte des préoccupations de la diaspora. Le gouvernement camerounais se retrouve face à un défi : comment rétablir la confiance avec une diaspora qui se sent de plus en plus éloignée et marginalisée ? La réponse à cette question déterminera en grande partie l’avenir des relations entre le Cameroun et sa diaspora.

*Dr Georges Martial Ngalieu*
_journaliste – écrivain_
_Docteur en stratégie Marketing et communication politique_

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