Mis en œuvre par Expertise France, avec le soutien financier de l’Union européenne et de l’Agence Française de Développement (AFD), et en partenariat avec la GIZ (Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), le programme MEET Africa 2 a organisé ce 15 Novembre à Douala, un séminaire sous le thème « Diaspora, Entrepreneuriat et Développement local ». Y ont pris part 50 mairies des collectivités et communautés territoriales décentralisées, 30 entrepreneurs, Investisseurs de la Diaspora dont 15 lauréats de Meet Africa 2, ainsi que 20 autres institutions et structures d’État parmi lesquelles le ministère de la décentralisation et du développement local (MINDDEVEL), le ministère des relations extérieures (MINREX), le FEICOM et des partenaires au développement.
Le cérémonie présidée par le professeur Tcheuwa Jean Claude, Inspecteur Général au Minddevel avait pour objectif de sensibiliser les maires et les collectivités locales décentralisées afin de connaître d’avantage des enjeux de la diaspora et d’intégrer dans la stratégie des dispositifs qui vont faciliter aux entrepreneurs la mise en place des projets, de les appuyer au niveau des financements et également l’accès à des marchés pour créer des activités et créer de l’emploi dans l’ensemble des régions.
Autres objectifs poursuivis: présenter et créer une relation entre tous les acteurs de l’écosystème afin de contribuer grandement à l’essor économique du pays en faisant connaître le dispositif MeeT Africa 2 et tout l’accompagnement qu’il offre tant à la diaspora qu’aux contributeurs économiques locaux, et pour ainsi susciter l’adhésion de plusieurs au sujet de l’entrepreneuriat de la diaspora dont les principaux axes sont :
● Le renforcement des capacités des CTDs pour mieux accueillir, servir et capitaliser sur l’entrepreneur diasporique;
● Les mise en relation entre les CTDs et les entrepreneurs de la diaspora (principalement de la France et de l’Allemagne) qui ont des projets et des expertises pertinentes pour le développement des CTDs;
● La cartographie des acteurs qui offrent les services ou produits à la Diaspora; et des offres d’appui technique, administrative et financière aux porteurs de projets.

« Meet Africa est un programme de coopération internationale qui est financé par l’Union Européenne et l’Agence Française de développement, qui est piloté par Expertise France et qui a pour objectif de développer l’entrepreneuriat de la diaspora dans 6 pays d’intervention en Afrique. C’est pour ça qu’on est là aujourd’hui, on travaille avec des partenaires institutionnels qui m’accompagnent aujourd’hui, le ministère des relations extérieures et l’APME. Nous avons pour objectif de structurer l’écosystème Entrepreneuriat de la diaspora, mais également d’accompagner les entrepreneurs de la diaspora camerounaise à entreprendre, à créér des projets d’entreprises au Cameroun » a expliqué Habiba ADDI, cheffe de projet Expertise France.
Il était également question pour les organisateurs au travers de ce séminaire, de mettre en relation les mairies et les administrations locales avec les entrepreneurs de la diaspora, pour mieux accueillir, servir et capitaliser l’entrepreneur diasporique ; ce qui permettra une amélioration de leur connaissance et leurs compétences par rapport à l’entrepreneuriat diasporique d’une part, et d’autre part, ce réseau sera élargi et les entrepreneurs de la diaspora augmenteront leur accès aux nouveaux marchés en se connectant aux Communautés Territoriales Décentralisées (CTDs) qui ont ainsi un besoin et une opportunité pour leurs produits et services dans leur région et commune.

« une activité comme celle de Meet Africa est une activité importante parcequ’elle nous permet de capitaliser sur un certain nombre de financement issue de la diaspora envers nos communes. Vous avez suivi du discours du représentant du ministre qu’on est autour de 500 milliards en 2021, donc si on peut permettre que cette diaspora puisse investir dans nos communes, se serait une très bonne chose » s’est exprimé Valentin EPOUPA BOSSAMBO, maire de la commune de Douala 3 ème, représentant des CVUC.
Avant de poursuivre, « il s’agit ici de pouvoir trouver des moyens pour financer un certain nombre de projets, des projets de production, des projets rentables que nous avons qui pouvaient être une nécessité des ressources propres. Donc en utilisant ces fonds de la diaspora pour pouvoir, sans avoir à solliciter nos ressources propres ou bien le budget de l’État ».

Pour le Maire de la commune de Gari-Gombo, Hervé SIMOMORI II DE BINGUE, de prime abord, ce séminaire est une initiative salutaire dans la mesure où ils disposent globalement des opportunités sur le plan des ressources naturelles, des opportunités qui pourraient avoir une plus value si elle venait à être transformées.
« La difficulté pour nous c’est évidemment de passer des communes de production des ressources à une commune de transformation des ressources, si bien que cette transformation dans la plus value peut permettre d’occuper une bonne franche de nos population et puis améliorer qualitativement les conditions de vie » a t-il expliqué.
Avant de poursuivre, « Il faut dire que le déplacement que nous avons effectué ici, trouve toute sa motivation dans les attentes que nous venons formulé non seulement à l’endroit des partenaires, mais aussi a l’endroit de cette diaspora afin qu’il nous tende favorablement la main et qui se dit prête à nous accompagner. Donc que nous n’allons pas hésiter à présenter les atouts de nos communes, nous n’allons pas hésiter à présenter les difficultés, si bien qu’au terme de cette atelier, nous pourrions repartir d’ici avec la satisfaction d’avoir non seulement appris quelque chose, mais aussi d’avoir attiré les investisseurs au niveau des communes ».

Même son de cloche pour Dr Alexandre Thomas ESSOMBA, premier Adjoint au Maire de Yaoundé IV.
« Notre commune est une commune qui se bat pour améliorer les conditions de vie des populations et un certains nombres de projets. A cet effet faudrait-il que notre commune se soumette à cette exercice d’apprentissage, parce que, à ce niveau il y’a une expertise, il y’a des accompagnements, il y’a des financements et notre commune viens se ressourcer, vient apprendre et vient découvrir des réseaux nécessaires sur ce type de rencontre. Le cadre est convivial, l’expertise est bonne, les explications sont efficaces et convaincantes, je pense que Yaoundé 4 dont j’ai l’honneur de représenter ici profite au maximum de ce cadre pour construire son avenir, pour se ressourcer, avoir des financements pour la construction de ces projets ».
Avant de poursuivre, « Yaoundé 4 ème est un cadre attractif, c’est la plus grande mairie de Yaoundé. C’est une plus grande populations, c’est un large territoire. Je crois qu’il y’a beaucoup d’offres disponibles, il y’a beaucoup de services, il y’a beaucoup d’attente pour les populations de Yaoundé 4 et surtout ceux qui peuvent créer. Il y’a des grands marchés à Yaoundé, il y’a des espaces commerciaux à Yaoundé, il y’a une très bonne densité de la population, il y’a une hospitalité, il y’a la convivialité, il fait bon vivre à Yaoundé 4… et je crois que tous les investisseurs y sont attendus ».

Dans son discours de circonstance, le Conseiller technique n°1 à l’APME, MONDO Mathias a indiqué que la contribution de l’APME dans le projet Meet Africa va en direction de la promotion de l’innovation et participe entre autres, de la réalisation de l’Objectif de Développement Durable (ODD) N° 9 à savoir ‘’Innovation et infrastructure ». Dans la marche prospective vers l’émergence à l’horizon 2035, et sous l’impulsion du programme des *« grandes réalisations »* du Chef de l’État, est une initiative qui concoure à promouvoir l’innovation Camerounaise au sein des PME Camerounaises en faveur des Camerounais, afin de rendre les offres non seulement plus compétitives, mais également plus aptes à mieux satisfaire la demande locale, et à conquérir les marchés extérieurs.
« A travers l’APME les lauréats Meet Africa, qui sont tour à tour primo-accédant à l’entrepreneuriat, porteurs de projets, startup pers, chercheurs/inventeurs ou PME en activité, sont tous des solution providers qui s’inscrivent dans une dynamique vertueuse de matérialisation de leurs créations. A travers l’appui de l’Agence de Promotion des PME, les lauréats Meet Africa sont encouragés à devenir des catalyseurs de la dynamique industrielle et des booster de nos filières de croissance ».a indiqué MONDO Mathias, Conseiller technique n°1 à l’APME.
Jouant un rôle déterminant dans la création d’emplois, la croissance économique et l’innovation en Afrique, les petites et moyennes entreprises représentent 90 % des entreprises formelles et créent 60 % des emplois formels ; ce qui assure en moyenne 40 % des PIB nationaux.

De ce point de vue, Meet Africa est de plus en plus populaire dit Jean Jules NDEMA, promoteur de Afrique Solidarité santé, Lauréat de Meet Africa
« J’ai été lauréats de Meet Africa, j’ai bénéficié par le biais de Meet Africa, du recrutement d’une partie de mon personnel, j’ai aujourd’hui à Douala et à Yaoundé une équipe de 8 personnes qui travaillent. On a l’intention en début d’année prochaine de passer à 15 personnes. On a reçu une subvention de 10 000 euros, soit environ 6.5 millions de Meet Africa il y’a quelques semaines. Ce qui n’est pas mauvais et ça nous a permis de contribuer fortement à notre développement. Donc vraiment je suis reconnaissant à ce projet qui nous a permis de nous développer et surtout de créer des emplois au bénéfice des camerounais ».

Avant de poursuivre, « Mes attentes sont nombreuses, il sera question pour moi de sensibiliser les maires et autre acteurs des collectivités locales présents à ce séminaire à la notion de couverture santé. J’ai déjà eu plusieurs contacts, notamment ce matin avec les maires des villes de Garoua et de Bafoussam qui sont très intéressés pour une couverture de santé pour leurs personnels. Il y’a d’autres maires. J’espère a la fin de ce séminaire avoir de nombreux contacts des mairies qui pourront souscrire à une couverture en soins de santé pour leurs personnels et les membres de leurs familles ».
Correspondant à une évolution vers de nouveaux publics et de nouveaux types d’appui.

Il faut rappeler que le programme MEET Africa 2, qui couvre 06 pays d’Afrique du nord et subsaharienne à savoir : la Tunisie, le Maroc, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, est cofinancé par l’Union Européenne et l’AFD pour une durée de 3 ans, et répond aussi à la demande des enfants de la diaspora, qui souhaitent contribuer au développement de leur pays d’origine, s’en rapprocher, et valoriser leur double culture à travers une activité économique.
Georges Martial NGALIEU

















































