L’hypertension, considérée comme un fléau silencieux au Cameroun, touche un pourcentage alarmant de la population. Le Dr. Monkam Audrey, cardiologue, met en lumière les facteurs de risque associés à cette maladie et souligne l’importance cruciale de l’éducation à la santé pour lutter contre ses conséquences dévastatrices.
L’hypertension est souvent qualifiée de fléau silencieux en raison de son apparition insidieuse et de l’absence de symptômes perceptibles. Au Cameroun, près de 35 % de la population est touchée, et plus de la moitié de ces personnes ignorent leur état. Le Dr. Monkam Audrey, cardiologue et spécialiste en nutrition tropicale africaine, se positionne en première ligne dans la lutte contre cette pathologie qui représente un défi de santé publique significatif.
Formée à Dakar et spécialisée en cardiopédiatrie à Paris, le Dr. Monkam a accumulé une expérience précieuse en travaillant dans différents établissements de santé, notamment l’hôpital de Quintinie et l’hôpital gynéco-obstétrique, où elle a été chef de service de médecine interne pendant la pandémie de Covid-19. Après avoir ouvert sa propre structure, sa pratique s’est élargie, comprenant non seulement le suivi de patients adultes mais aussi d’enfants. Cette diversité de cas lui permet d’avoir une vision complète des enjeux liés à l’hypertension.

Pour le Dr. Monkam, les facteurs de risque liés à l’hypertension au Cameroun sont multiples. Une hygiène de vie inappropriée, caractérisée par une consommation excessive de sel, de sucre et de graisses, est l’un des principaux contributeurs à cette épidémie. « L’alimentation moderne a un impact direct sur notre santé cardiovasculaire. Les gens consomment de plus en plus des aliments transformés, riches en sodium, qui aggravent le risque d’hypertension », explique-t-elle. D’autres facteurs incluent le stress, le manque d’activité physique et les habitudes de vie sédentaires, particulièrement chez les jeunes.
En parallèle de son engagement auprès des patients, le Dr. Monkam insiste sur l’importance de l’éducation à la santé. Elle estime qu’il est crucial de sensibiliser la population sur les dangers de l’hypertension et les moyens de la prévenir. « L’éducation est un outil puissant. Informer les gens des risques et des signes avant-coureurs peut vraiment changer la donne », dit-elle. Des campagnes de sensibilisation ciblant les communautés, des ateliers et des consultations de groupe sont des initiatives auxquelles elle participe régulièrement pour accroître la prise de conscience.
L’expérience de la docteure Monkam, nourrie par ses mentors dans le domaine de la cardiologie camerounaise, lui permet également de mener des recherches et de développer des programmes visant à améliorer le suivi des patients hypertendus. Elle travaille en étroite collaboration avec d’autres cardiologues pour établir un réseau d’échanges de connaissances et de pratiques optimales. « Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence », souligne-t-elle.
La complémentarité de son rôle en tant que médecin du travail et de spécialiste de la nutrition enrichit également sa perspective sur l’hypertension. Elle encourage la population à adopter des modes de vie sains, en intégrant une alimentation équilibrée et en promouvant l’activité physique. Les consultations nutritionnelles qu’elle propose visent non seulement à traiter les maladies existantes, mais aussi à prévenir leur apparition.

Dr. Monkam incarne une figure dynamique de la cardiologie au Cameroun. En combinant expertise clinique, sensibilisation et éducation à la santé, elle s’efforce de transformer le paysage de la santé publique face à l’hypertension. Dans un pays où cette condition représente un enjeu de taille, son action proactive pourrait bien contribuer à changer la vie de milliers de Camerounais, en leur offrant les outils nécessaires pour comprendre et gérer leur santé cardiovasculaire.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

