Le programme de soutien et de promotion des femmes entrepreneures « Stand Up for African Women Entrepreneurs » a tenu son édition 2025 ce 20 février 2025 au Cameroun, mettant en exergue le rôle crucial de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) comme véritable moteur de croissance et d’inclusion pour les femmes d’affaires du continent.
Cynthia Essognim Gnassingbe-Essonam, Conseillère Principale au Cabinet du Secrétaire Général de la ZLECAf, a prononcé un discours percutant au nom de Son Excellence Monsieur Wamkele Mene, Secrétaire Général, empêché de se déplacer en raison d’un conflit d’agenda. Elle a souligné l’importance de cette initiative, tout en adressant ses remerciements au Club Afrique Développement et au Groupe Attijariwafa Bank pour leur engagement envers l’inclusion des femmes et des jeunes dans la transformation économique du continent.

Mme Gnassingbe-Essonam a insisté sur le rôle catalyseur de « Stand Up for African Women Entrepreneurs » dans la création d’un environnement propice au réseautage, à l’échange d’idées novatrices, au partage d’expériences et au mentorat. Un cadre essentiel, selon elle, pour encourager la participation active des femmes et des jeunes au commerce intra-africain et leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et continentales.
« Notre continent regorge de potentiel inexploité, et les jeunes femmes entrepreneures sont au cœur de cette dynamique socio-économique », a déclaré la Conseillère Principale. Elle a reconnu leur esprit d’innovation et de résilience, tout en rappelant les obstacles spécifiques auxquels elles sont confrontées, notamment l’accès limité aux financements et aux marchés, ainsi que les pressions sociétales qui freinent leurs ambitions.
Face à ces défis, Mme Gnassingbe-Essonam a souligné le rôle transformateur de l’ère numérique. « La technologie est un outil essentiel pour atteindre l’égalité. Elle offre des plateformes permettant aux voix historiquement marginalisées de s’exprimer et aux entreprises de croître », a-t-elle affirmé.

Dans ce contexte, la ZLECAf, initiative phare de l’Union Africaine, représente une opportunité historique pour l’Afrique. En créant un marché unique pour les biens et les services sur l’ensemble du continent, elle vise à stimuler le commerce intra-africain et à construire un environnement commercial plus intégré, compétitif et inclusif.
La Conseillère Principale a insisté sur la nécessité de considérer la ZLECAf comme un instrument de développement à part entière, dépassant sa simple dimension de traité commercial. Elle a mis en avant son potentiel pour l’intégration économique du continent, grâce à la réduction des barrières tarifaires et non tarifaires. La ZLECAf est également un puissant levier pour la création d’emplois, le développement industriel, la stimulation de la production locale et la diversification des économies africaines.
En simplifiant les règles du jeu et en élargissant la taille du marché, la ZLECAf attire les investissements étrangers et locaux, créant ainsi un cercle vertueux de croissance et d’opportunités. Elle est susceptible de générer une augmentation significative des échanges commerciaux, ouvrant de nouveaux marchés aux entreprises de toutes tailles.


Mme Gnassingbe-Essonam a conclu son allocution en informant l’audience que, à ce jour, le marché de la ZLECAf compte 48 États Parties ayant ratifié l’accord et les divers instruments associés, notamment les protocoles et leurs annexes.
Cet événement « Stand Up for African Women Entrepreneurs » est une illustration concrète de l’engagement du continent à libérer le potentiel des femmes entrepreneures, en s’appuyant sur la ZLECAf comme un catalyseur de croissance inclusive et durable. Il est un appel à l’action pour les gouvernements, les institutions financières et le secteur privé, afin de créer un environnement favorable à l’épanouissement des entreprises dirigées par des femmes et de maximiser les bénéfices de la ZLECAf pour l’ensemble de la population africaine.
*Georges Martial Ngalieu*
Journaliste – écrivain
Docteur en stratégie Marketing et Communication politique

