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JOURNEES INTERNATIONALE ET AFRICAINE DES MERS ET DES OCEANS 2023 : PORT AUTONOME DE DOUALA ET MINEPDED ENSEMBLE POUR CELEBRER.

« Célébrer le 25 juillet de chaque année, le Cameroun à travers le ministère de l’environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable à Coorganisé ce 26 septembre 2023 avec le port Autonome de Douala. Il était question lors de cette commémoration d’élaborer non seulement un cadre de réflexion pour trouver des solutions innovantes, ainsi que des pistes de solution pour pouvoir harmoniser la relation entre l’océan et les individus qui constituent l’humanité entière.  sensibiliser sur les enjeux de la protection de l’écosystème Marin ».

Le Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable, Pierre HELE a présidé le Mardi 26 septembre 2023 à Douala, les cérémonies marquant la célébration conjointe des Journées Internationale et Africaine des Mers et des Océans. Etaient présent à cette célébration officielle, l’inspecteur général des services du gouverneur de la région du Littoral représentant le Gouverneur, le directeur général du port Autonome de Douala Cyrus NGO’O, Marie DINE ADZOGO, 4ème Adjoint au Maire de la ville de Douala, représentant le Chef de l’Exécutif, ainsi qu’un paterne de personnalité administratif de la région.

« La Ville de Douala est pleinement consciente de l’importance de ces enjeux et de l’urgence d’agir. En tant que ville engagée dans la transition vers une économie verte et durable, Douala est fière de participer aux efforts collectifs internationaux et nationaux, conformément au thème 2 son Agenda 21 local qui vise à « Protéger la biodiversité et préserver les ressources en eau », en mettant en œuvre des actions concrètes visant à préserver la biodiversité marine », a annoncé Marie DINE ADZOGO, 4ème Adjoint au Maire de la ville de Douala.

Avant de poursuivre, « Cela inclut des partenariats pour des projets de nettoyage des rivières et des mangroves, et des actions de restauration des écosystèmes côtiers, tels que ceux noués avec l’ONG internationale PLANETE URGENCE et l’association locale les « Amis de la mangroves », plus connu sous l’appellation « MAKOM MA MATANDA ». Ces mesures combinées visent à améliorer la qualité de nos eaux côtières, à préserver la biodiversité marine et à garantir un environnement sain pour les générations futures. Nous sommes déterminés à mettre en œuvre ces actions et à travailler en collaboration avec tous les acteurs concernés pour atteindre nos objectifs de réduction de la pollution des eaux dans notre ville côtière de Douala », a indiqué Marie DINE ADZOGO, 4ème Adjoint au Maire de la ville de Douala .

Cette édition, coorganisée avec le Port Autonome de Douala, avait pour principales articulations : la visite officielle des infrastructures portuaires suivie d’une concertation sur la Conformité Environnementale du Port Autonome de Douala et des autres acteurs du secteur portuaire ; une Conférence débat sur le thème « le Cameroun et l’océan : une relation inclusive innovante et éclairée par les leçons du passé »; une descente sur le terrain aux fins d’évaluer l’érosion des côtes maritimes; la diffusion d’un film documentaire sur la pollution marine et d’autres atteintes en milieu marin; la visite d’un stand d’exposition ; le lancement de l’Opération « Océan Clean » consacrée au nettoyage des plages, en liaison avec la Mairie de Ville et le Port Autonome de Douala ; la visite de Bocom International, une unité de collecte, de tri et de recyclage des déchets.

Douala ville privilégié du fait de son statut de ville côtière et capitale économique du Cameroun, les mers et les océans jouent un rôle vital dans notre écosystème. Ils abritent une importante diversité de vie marine, fournissent des moyens de subsistance à de nombreuses communautés locales et offrent des opportunités économiques considérables. confrontés à des défis environnementaux qui menacent ces écosystèmes fragiles, en particulier les mangroves. Les pollutions diverses, la dégradation des mangroves, l’érosion côtière, la surpêche, le réchauffement climatique et la perte de biodiversité.

Pour le Directeur Général du port Autonome de Douala Bonabéri Cyrus NGO,  Le choix porté sur l’institution qu’il dirige pour abriter cette célébration que la pad a eu l’insigne honneur d’organiser cette année après la dernière édition tenue à Kribi, cette célébration constitue une importante opportunité de réflexion et de plaidoyer pour adapter la gouvernance portuaire au processus de gouvernance mondial des Mers et des Océans face au problématique majeure d’actualité au secteur maritime et au enjeux et défis y afférents.

« Les changements climatiques sont aujourd’hui à l’origine de perturbations multiformes dans tous les secteurs d’activités de la vie humaine, donc les problématiques n’épargnent pas les ports. L’impact du changement climatique sur les Mers et les eaux côtières peut en effet entraîner des conséquences irréversibles sur l’exploitation portuaire, en compromettant les essences même de ces plateformes d’échange, et d’opérations du commerce extérieur », a précisé Cyrus NGO’O, Dg du Port de Douala Bonabéri.

Avant de poursuivre,« A cet égard, permettez-moi de faire une évocation particulière de la situation du port de Douala Bonabéri qui se sent intéressé au premier plan par cette importante célébration. En effet en tant que port d’estuaire donnant accès à l’océan Atlantique à travers un chenal d’accès long de 50 kilomètres, le port de Douala Bonabéri est au centre de problématique du changement climatique et de la transition écologique et environnementale. Son exploitation est en effet largement tributaire du phénomène de variations de la marée et de la gestion des sédiments marins », a indiqué la Patron du Port de Douala Bonabéri.

De même, la pêche de subsistance a un impact sur le stock halieutique parce qu’elle se pratique dans les zones côtières, lieux de reproduction : les délits écologiques, le naufrage délibéré et déversement du pétrole et des déchets toxiques ; La communication stratégique et la cyber criminalité tout ceci accentué par un cadre juridique vulnérable. Toutes ces menaces entravent la démocratie et l’Etat de droit, freinent l’économie et déstabilisent la vie communautaire.

Il faut noter que ces menaces sont accentuées par un contexte d’insécurité ponctué de la pollution, de la dégradation de l’environnement marin et de la biodiversité ainsi que du changement climatique. L’impact de toutes ces menaces sur l’aspect socio-économique est impressionnant et coûte extrêmement cher aux Etats africains. Ces obstacles portent fortement atteinte à l’économie bleue de l’Afrique, empêchant ce continent plein de richesses, de tirer pleinement avantage de ses océans et mers.

En optant pour une célébration conjointe des Journées Internationale et Africaine des Mers et des Océans, le MINEPDED entend non seulement impliquer davantage de partenaires des secteurs concernés dans les actions de préservation des océans et zones côtières, mais aussi contribuer à susciter une plus grande prise de conscience du grand public sur le rôle primordial des mers et des océans et l’impact négatif des activités humaines sur les écosystèmes marins.

Georges Martial Ngalieu

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