Ce 2 juillet 2025, le Conseil d’Appui à la Réalisation des Contrats de Partenariat (CARPA) a réuni à Douala, métropole économique du Cameroun, une table ronde des bailleurs de fonds autour du programme de Partenariats Public-Privé (PPP). Cet événement marque le lancement d’un atelier de deux jours consacré à la présentation du rapport d’identification et de priorisation des projets d’investissement public, essentiels à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement (SND).
Parmi les participants figuraient les représentants des ministères porteurs de projets structurants, les institutions financières nationales, ainsi que l’équipe du CARPA. L’objectif affiché était clair : engager un dialogue approfondi avec le secteur financier local afin de susciter leur intérêt et leur implication dans le financement des projets publics d’envergure, dont le montant total avoisine 37,5 milliards de francs CFA.

Dans son mot à la presse, Dieudonné Bondoma Yokono, Président du CARPA a indiqué que le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire a insisté sur la nécessité d’un rapprochement étroit entre les pouvoirs publics et les institutions financières. « Il est fondamental d’aller vers le secteur financier avec nos projets identifiés dans la stratégie nationale de développement », a-t-il déclaré, soulignant que ces projets ont été élaborés en collaboration avec les administrations centrales, les collectivités territoriales décentralisées, ainsi que les entreprises et établissements publics. Cette démarche vise à renforcer la massification des infrastructures publiques au Cameroun grâce à un financement local solide.

Le représentant du Directeur Général de Union Bank of Cameroon (UBC), Dr Dzou Pierre Patrick, a exprimé un soutien franc à cette initiative, qualifiant les projets présentés de porteurs et de solutions durables face aux défis économiques du pays, notamment en matière d’import-substitution. « Nous remercions l’État du Cameroun de faire confiance aux banques locales pour assurer la fluidité entre l’import-substitution monétaire et la production locale », a-t-il affirmé.
Dr Dzou a aussi souligné l’importance de l’éducation financière pour optimiser l’intermédiation financière, en orientant les financements vers des investissements à reproduction économique. Il a insisté sur la responsabilité partagée entre l’État, les collectivités territoriales et les acteurs économiques pour garantir un développement équilibré et durable.

Il a par ailleurs rappelé que l’État, en tant qu’actionnaire majoritaire d’UBC, joue un rôle stratégique dans l’accompagnement des projets publics. Avec plus de 25 ans d’expérience, UBC Cameroun est désormais une banque restructurée, capable de proposer des conditions avantageuses pour le financement des projets d’envergure. « Union Bank of Cameroon est là pour tout le monde », a-t-il conclu, affirmant la volonté de la banque d’être un partenaire fiable tant pour le secteur public que privé.

Cette table ronde constitue ainsi une étape décisive dans la mobilisation des ressources financières locales en faveur des PPP, ouvrant la voie à une collaboration renforcée entre l’État, les collectivités, les bailleurs de fonds et les institutions financières. L’atelier de deux jours qui se poursuit permettra de consolider ces échanges afin d’accélérer la réalisation des infrastructures indispensables au développement économique du Cameroun.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique universelle

