» Il faudra retenir que pendant les deux premières années, nous essayons d’apporter des appuis non financiers a travers le Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun (DACC). Maintenant il s’agit de passer à la vitesse supérieure en déclenchant le mécanisme de financement « .
Dixit Pierre KAM co-président du Comité de pilotage du Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun lors de sa sixième session tenue le 21 Octobre 2022 a Douala, il était question pour le COPIL de se pencher sur la mise en œuvre du volet financier du DACC. En l’occurrence le financement des entreprises accompagnées par le DACC sur les fonds de la Banque Européenne d’investissements (BEI), ainsi que les projets concernés par le Programme Intégré de Valorisation et Transformation des Produits Agricoles et Agroalimentaires (TRANSFAGRI).

Lancé officiellement le 20 Janvier 2020, l’organisme qui est composé de manière paritaire de représentants du secteur public et privé qui en assurent la co-présidence, a pour instance de supervision un Comité de pilotage (COPIL), et pour maître d’ouvrage le Ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) , un Comité de suivi opérationnel (CSO), organe technique regroupant les partenaires institutionnels et privés, ainsi que la délégation de l’Union Européenne (DUE) et la Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (CAON-FED), et assurant le lien entre le Comité de pilotage et l’Unité de Gestion du DACC (UGD). Les activités du DACC sont réorientées vers les entreprises depuis le début de l’année 2022.

Selon le chef de la Division des études de la prospective et de la coopération au Ministère de l’eau et de l’énergie et membre du DACC, Guy Siméon ETOUNDI, le DACC au bout de 02 ans a des acquis, des résultats probants dans la mise en la place d’un cadre, d’un environnement organisationnel et juridique de l’intervention de l’État et de ses partenaires dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises.

<< Le DACC a permis aujourd’hui d’adopter 31normes en ce qui concerne l’efficacité énergétique par exemple. Parceque vous savez que la compétitivité des entreprises c’est d’abord, comment est ce qu’on fait pour que les coûts de facteurs de production soient le plus supportable possible pour les entreprises afin que nos produits soient compétitifs au niveau national et international >>. a-t-il indiqué
Avant de poursuivre, << L’un des acquis du DACC c’est également aider les entreprises à monter des business plans. Parceque pour accéder aux financements, il faut avoir des business plans. Donc on a travaillé avec des entreprises depuis deux ans, des business plans ont été montés et le gouvernement a également permis de lever 27 millions d’euros. Et pour lever les 27 millions d’euros, il a fallu que le gouvernement lui même mette sur la table 3.8 millions d’euros. Donc vous voyez que sur ce levier là, il a fallu travailler sur tout cet environnement juridique et organisationnel et de gouvernance pour que, aujourd’hui nous puissions avancer >>.

Selon Patrick ILLING, Chef d’équipe section économie, secteur privé et intégration régionale pour le Cameroun et la Guinée Équatoriale, il s’agit à la fois d’aider les entreprises à s’outiller, à améliorer leurs compétitivité et s’assurer aussi qu’au niveau bancaire qu’il y’a des lignes de crédit qui ont été octroyées.
<< Les appuis aujourd’hui sont dans tous les secteurs. Effectivement toute entreprise peut faire appel au DACC, c’est très important que les entreprises le sachent, c’est un service fourni aux entreprises pour accéder au crédit. Donc c’est un grand volet du projet. Aujourd’hui il n’y a pas d’orientation sectorielle, donc l’entreprise est la bienvenue pour être appuyée dans le processus >>. Explique a t- il
En déployant son action à travers trois composantes à savoir:
- l’appui direct aux entreprises et aux organisations intermédiaires
(Il s’agit de groupements d’entreprises), - le climat des affaires et l’appui au dialogue public-privé
- la normalisation et l’efficacité énergétique.
Il s’agit de leur donner des capacités de les accompagner. Le DACC a pour objectif général d’améliorer la compétitivité de l’économie camerounaise, notamment celle des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Très Petites Entreprises (TPE).

<< C’est un mécanisme un peu spécial, parce que les banques sont désormais impliquées. Il y’a une ligne actuelle de 25 millions d’euros soit environ (16,398 milliards de FCFA) pour entrer dans cette phase décisive d’appuis directs aux entreprises >>. a expliqué Pierre KAM, co-président du copil.
Une phase décisive d’appuis directs aux entreprises avec des perspectives pour l’organisme
<< Nous envisageons d’ici 2 à 3 ans, d’arriver au lieu de 27 millions d’euros, de passer à 100 millions d’euros à destination des entreprises. Ces PME vont aller auprès des banques privées, pour solliciter ces fonds. Mais pour cela il faut qu’elles soient éligibles à ces financement donc on leur demande juste un minimum>>.
Avant d’ajouter, << C’est pas les contraintes habituelles, mais des contraintes allégées, ce n’est pas l’État qui va donner l’argent directement aux entreprises. C’est l’État, c’est la banque européenne d’investissement, mais c’est également les banques privées >>.

Un minimum qui permettra au Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun (DACC), d’améliorer la compétitivité des entreprises afin d’atteindre ces objectifs.
Rappelons que le Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun (DACC)
est un instrument de la coopération Cameroun – Union européenne (UE) qui répond à l’engagement de celle-ci à accompagner la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Économique (APE) au Cameroun.
Georges Martial NGALIEU















