« C’est la dernière ligne droite de notre dispositif, et il était entendu qu’à côté des appuis non financiers, à côté des accompagnements notamment en matière d’élaboration des business plan, que toutes les activités soient accompagnées par des secteurs bancaires. Notamment les institutions bancaires partenaires de notre dispositif ».
Dixit Isaac TAMBA, Directeur de L’Economie au MINEPAT Co-président du Comité de pilotage du Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun, au cours de la Huitième session de son Comité de pilotage (Copil) organisée le 25 mai dernière à Douala, il était question pour les membres de cette instance de plancher sur la mise en œuvre du plan d’action du premier semestre et celui du second semestre 2023 en même temps que d’autres sujets liés au déploiement de la mission d’assistance technique.

« Nous devrons veiller à ce que d’ici la fin de l’année, que les initiatives qui ont été présentées par certaines entreprises soutenu par le DACC, que ces initiatives au niveau des banques partenaires s’accompagnent des résultats probants », a indiqué le co-président du COPIL.
Avant de poursuivre, « Nous veillerons aussi à la réalisation des activités inscrites dans le plan d’action prioritaire », a-t-il ajouté.
Ainsi, le Dacc qui fournit notamment un accompagnement technique (non financier) aux entreprises et aux organisations intermédiaires, a appuyé 16 organisations intermédiaires et une quarantaine d’entreprises. Les secteurs soutenus sont l’hôtellerie et le tourisme, le traitement du cuir, l’agro-alimentaire, la cosmétique ou encore l’imprimerie.

Selon Isaac TAMBA, co-président du COPIL, la moitié des activités qui ont été retenues dans le cadre du premier semestre n’ont pas été réalisées. Après le mouvement observé en 2021, les effets combinés des chocs non économiques. Il est donc important de rappeler que le Cameroun fait face aux risques liés à l’environnement extérieur. Notamment des conditions financières mondiales difficiles et une volatilité accrue des prix du pétrole du fait des différents chocs exogènes et endogènes.
Cependant, la reprise économique s’est renforcée, bien qu’on ait observé un fléchissement de la croissance à l’environ de 3.6 lorsque nous resterons dans le même niveau jusqu’en 2021. Une croissance soutenue par les exportations de gaz, des industries agroalimentaires, la construction et les services. « L’inflation a atteint comme je le disais les 6,3% de glissement annuel à la fin 2022 contre 3,5% en 2021. Alors que le prix des produits alimentaires a été les principaux moteurs de cette inflation, des prix des produits non alimentaire et non énergétique ont également augmentés », a-t-il indiqué le patron de l’Economie au MINEPAT.

En tenant compte des acquis de la croissance 2022 les perspectives à moyen terme restent favorable à condition que des réformes se poursuivent et que l’environnement extérieur soit favorable, la croissance économique devrait s’accélérer pour atteindre 4% en moyenne sur la période 2023 – 2024, grâce à une activité soutenue dans le secteur secondaire et tertiaire. Tandis que l’inflation devrait se modérer en passant de 6,3% en glissement annuel en fin 2022 à 5.9 à la fin 2023.

« Il est vrai que les premières tendances de l’année 2021 nous indiquent plutôt que cette inflation pourrait demeurer au même niveau que ceux de l’année dernière. Ces prévisions restent sujettes aux menaces liées aux desserrements des conditions financières, à la hausse d’inflation, aux tendances irréversibles », explique Isaac TAMBA.
Notons que la septième session du Copil qui s’est tenue le 26 janvier 2023, a en outre porté principalement sur examen le plan d’action du premier semestre 2023 du DACC. La mise en œuvre du volet financier du Dacc. En l’occurrence le financement des entreprises qu’elle accompagne, ainsi que les projets concernés par le Programme Intégré de valorisation et transformation des produits agricoles et agroalimentaires (Transfagri).
Georges Martial Ngalieu






