Dans un contexte sociétal marqué par une recrudescence des tensions interpersonnelles et la prévalence persistante des traumatismes liés aux violences basées sur le genre (VBG), la santé mentale demeure un enjeu crucial, trop souvent relégué au second plan. Pour pallier ce déficit de prise en charge accessible, Peace Bus Association franchit une étape décisive dans son action citoyenne en organisant, le 7 novembre 2026, une journée entière dédiée à l’écoute psychologique gratuite au cœur de Douala.
Cette initiative, qui se tiendra au sein du « Centre de ressources pour l’éducation à la paix et les réponses aux violences basées sur le genre » (sis derrière l’immeuble Guinness), ne constitue pas un simple exercice de consultation ponctuelle. Elle s’inscrit dans une stratégie de santé publique de proximité, visant à briser le tabou qui entoure la détresse psychique au Cameroun.

Une réponse structurée face au trauma
L’écoute gratuite proposée par Peace Bus Association s’adresse à toutes les couches sociales, avec une attention particulière pour les victimes de violences, les jeunes en situation de vulnérabilité et les familles en proie à des crises cycliques. En offrant un espace de parole sanctuarisé, l’association permet aux populations de libérer une parole souvent étouffée par la stigmatisation ou le manque de moyens financiers pour consulter des spécialistes.
Ce dispositif analytique vise à transformer le traumatisme individuel en processus de résilience. Au-delà du simple soulagement immédiat, cette journée ambitionne d’orienter durablement les usagers vers des parcours de soin adaptés, tout en collectant des données précieuses sur les typologies de souffrances rencontrées dans la métropole économique.

La paix, une construction intérieure
La démarche souligne une vérité fondamentale : la paix sociale ne peut être durable si elle n’est pas nourrie par un équilibre psychologique individuel. En investissant cet espace de médiation et de soutien, Peace Bus Association réaffirme son engagement pour une société où la gestion des conflits passe par l’intelligence émotionnelle plutôt que par la violence.
Pour les populations de Douala, ce 7 novembre est une invitation à franchir le pas de la consultation, non pas comme un aveu de faiblesse, mais comme un acte de souveraineté sur sa propre santé mentale. Un rendez-vous avec soi-même, encadré par des professionnels, pour réapprendre à vivre en paix avec autrui.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de Publication
Expert Consultant International en Stratégie Marketing et Communication manager et Politique

