MALI : BILAN ÉLOGIEUX DE SA PRÉSIDENCE DE l’AES, PROJETS PHARES EN VUE AVANT LE PROCHAIN SOMMET.

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À quelques mois du prochain sommet, le Mali dresse un bilan positif de sa présidence de l’Alliance des États du Sahel (AES), mettant en avant les avancées concrètes réalisées sous son impulsion. De l’armée conjointe au projet ambitieux d’une banque régionale, en passant par l’harmonisation des politiques douanières et l’émergence d’une identité confédérale, le Mali souligne les progrès accomplis et trace les perspectives d’une coopération régionale renforcée.

L’Alliance des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, est née d’une volonté commune de renforcer la sécurité collective et de promouvoir le développement économique dans un contexte régional marqué par des défis complexes. Le Mali, en assurant la présidence tournante de l’organisation, a joué un rôle moteur dans la mise en œuvre des objectifs fixés.

Parmi les réalisations phares mises en avant par Bamako figure la consolidation de l’armée conjointe de l’AES, dont la mission est de lutter contre le terrorisme et l’insécurité transfrontalière. Des opérations conjointes ont été menées avec succès dans les zones frontalières, témoignant de l’efficacité de cette coopération militaire.

L’harmonisation des politiques douanières est un autre succès notable de la présidence malienne. L’adoption d’un code de douanes commun vise à faciliter les échanges commerciaux entre les États membres et à lutter contre la fraude. Cette mesure devrait stimuler l’économie régionale et renforcer l’intégration économique des pays de l’AES.

Sur le plan identitaire, des progrès significatifs ont également été réalisés. L’adoption d’un drapeau confédéral et le projet de création d’un passeport confédéral symbolisent la volonté des États membres de construire une identité commune et de renforcer le sentiment d’appartenance à un ensemble régional.

Le projet de création d’une banque régionale est une autre initiative phare de la présidence malienne. Cette institution financière aura pour mission de financer les projets de développement prioritaires de l’AES et de promouvoir l’investissement privé.

« La création de cette banque régionale est essentielle pour assurer l’autonomie financière de notre alliance et pour soutenir nos efforts de développement économique, » a déclaré un haut responsable malien.

En perspective du prochain sommet de l’AES, le Mali met en avant deux projets ambitieux : la construction d’un chemin de fer reliant les trois États membres et la création d’une compagnie aérienne commune.

Le projet de chemin de fer AES vise à faciliter le transport des marchandises et des personnes entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et à désenclaver les régions les plus reculées. La compagnie aérienne commune, quant à elle, aura pour mission d’assurer la connectivité aérienne entre les capitales des États membres et de faciliter les déplacements des populations et des acteurs économiques.

« Ces deux projets sont essentiels pour renforcer l’intégration régionale et pour stimuler le développement économique de nos pays, » a souligné le responsable malien.

Malgré les progrès réalisés, des défis importants restent à relever. La situation sécuritaire demeure préoccupante dans certaines zones frontalières, et la coordination des actions militaires doit être renforcée. La mobilisation des ressources financières nécessaires à la réalisation des projets de développement est également un enjeu majeur.

Cependant, le Mali se montre optimiste quant à l’avenir de l’AES et réaffirme son engagement à œuvrer pour le renforcement de la coopération régionale et pour la construction d’un espace de paix, de sécurité et de prospérité pour les populations du Sahel.

La Voix de l’Afrique suivra de près l’évolution de l’AES et vous tiendra informés des décisions prises lors du prochain sommet. Nous recueillerons également les points de vue des populations et des acteurs économiques pour évaluer l’impact de cette alliance sur leur quotidien.

La question de la souveraineté des États membres et de la pertinence de ce modèle de coopération régionale dans un contexte mondial en mutation reste un enjeu majeur.

Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste écrivain
DBA en stratégie Marketing et communication politique

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