LAQUINTINIE AU CŒUR DU PATRIOTE : LE RÉARMEMENT MORAL COMME LEVIER DE L’EXCELLENCE HOSPITALIÈRE.

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Sous le ciel solennel de la capitale économique, l’Hôpital Laquintinie n’a pas seulement célébré une date ; elle a réaffirmé un contrat social ce 18 mai 2026 à Douala. Entre ferveur républicaine et impératifs de performance, la célébration de la 54ème édition de la Fête de l’Unité Nationale s’est muée en un véritable plaidoyer pour le civisme hospitalier et la résilience du système de santé.

L’aube de ce 18 mai 2026 a vu l’enceinte de l’Hôpital Laquintinie s’imprégner d’une solennité particulière. Dès 7h30, la cérémonie de levée des couleurs a cristallisé l’attention d’une communauté soudée : du corps médical de haut rang aux techniciens de surface, des agents de sécurité aux personnels administratifs, en passant par les hygiénistes et brancardiers. Tous, sans distinction de rang ou de fonction, ont fait corps pour entonner l’Hymne National, transformant l’espace clinique en un sanctuaire de l’unité.

Le civisme : au-delà du protocole, une éthique de l’action

Loin des simples formalités protocolaires dictées par la haute hiérarchie, cet exercice républicain a servi de tribune à Madame le Directeur, le Dr Marie Solange Ndom Ebongue, pour délivrer un message d’une densité chirurgicale. Son discours, axé sur la notion de civisme, a transcendé la simple célébration pour toucher à l’essence même de la mission de service public.

Pour la direction, le civisme au sein de l’administration hospitalière ne saurait se limiter au respect des lois. Il s’articule autour d’un socle de valeurs fondamentales : l’intégrité absolue, l’éthique de soin, la transparence dans la gestion et, surtout, la redevabilité. Dans un contexte de modernisation des services publics, le Dr Ndom Ebongue a martelé que l’égalité de traitement des patients, sans aucune discrimination, constitue le baromètre de la cohésion sociale.

« Le service n’est pas seulement une profession ; c’est une vocation fondée sur le sacrifice, la discipline et le sens des responsabilités », a-t-elle rappelé avec fermeté. Cette injonction vise à transformer chaque agent en un acteur de la résilience sanitaire, capable d’allier professionnalisme technique et humanisme profond.

« Un Cameroun uni, c’est un Cameroun en bonne santé »

L’analyse portée par la direction établit un lien organique entre la stabilité de la nation et l’efficacité du système de santé. En affirmant que « l’unité nationale est le socle de la santé publique », le Dr Marie Solange Ndom Ebongue a placé les « soldats de la santé » au premier rang de la défense des intérêts supérieurs de l’État.

La lutte contre les maux qui minent la société ne peut être efficace que si elle s’appuie sur une administration hospitalière exemplaire, où la solidarité entre les corps de métiers renforce la qualité de la prise en charge. Il s’agit de bâtir un système centré sur le patient, où la multiculturalité, loin d’être une simple donnée démographique, devient une richesse et un levier de cohésion au sein même des unités de soins.

Cette journée de commémoration s’achève sur une note de réarmement moral. Le personnel de Laquintinie, imprégné de ces idéaux patriotiques, repart avec une mission clarifiée : celle de porter haut les valeurs éthiques et républicaines, convaincu que chaque acte de soin est une pierre apportée à l’édifice d’un Cameroun prospère et indivisible.

Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

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