L’AES EN ÉTAT D’ALERTE MAXIMALE : ACCUSATIONS DE DÉSTABILISATION ET MENACE TERRORISTE À L’HORIZON

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Les tambours de guerre résonnent au Sahel. L’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, a élevé le ton et placé ses forces en alerte maximale face à ce qu’elle considère comme des manœuvres de déstabilisation orchestrées par la France et certains dirigeants de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette déclaration fracassante, émanant directement du Collège des Chefs d’État de l’AES, laisse présager une nouvelle escalade des tensions dans une région déjà fragilisée par les conflits.

Le Capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso), le Général d’Armée Assimi Goïta (Mali) et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani (Niger), ont signé une déclaration commune d’une rare virulence. Le message est sans ambiguïté : l’AES se sent menacée et n’entend pas se laisser faire. L’alliance accuse ouvertement la France et une « poignée » de chefs d’État de la CEDEAO de conspirer pour saper sa dynamique émancipatrice. Pour le Collège des Chefs d’État, il ne fait aucun doute que ces acteurs, mus par des « agendas étrangers », cherchent à entraver la marche de l’AES vers la souveraineté et l’autodétermination.

La décision de la CEDEAO de prolonger de six mois le processus de retrait des trois pays a été perçue comme une énième provocation. L’AES y voit une manœuvre dilatoire visant à gagner du temps pour fomenter des actions de déstabilisation. Les dirigeants sahéliens n’ont pas hésité à qualifier cette décision de « tromperie » et de tentative de prolonger un statu quo qu’ils rejettent fermement. Il semble que la rupture entre l’AES et la CEDEAO soit désormais irrévocable.

La colère des dirigeants sahéliens se focalise tout particulièrement sur la France, qu’ils accusent de perpétuer une « velléité néocoloniale ». La fermeture des bases militaires françaises, annoncée à grand renfort de communication, n’est perçue que comme un simple jeu de dupes. Pour l’AES, la France ne fait que retirer une présence visible pour en installer une autre, plus discrète, mais tout aussi pernicieuse. Les dirigeants sahéliens dénoncent une « manœuvre de tromperie », soulignant que la France chercherait à maintenir son influence dans la région par d’autres moyens.

Au-delà des accusations politiques, l’AES alerte également sur la multiplication des opérations de réorganisation et de regroupement de groupes terroristes dans la région. Selon les renseignements recueillis par les services de l’AES, ces opérations bénéficieraient de soutiens financiers et logistiques étrangers, ayant pour objectif de déstabiliser l’alliance. Le bassin du Lac Tchad, le Sahel et les zones frontalières entre le Niger, le Nigeria, le Bénin et le Burkina Faso seraient les principales zones de concentration de ces groupes terroristes.

Face à ces menaces, le Collège des Chefs d’État a pris des mesures d’urgence :

1. Mise en état d’alerte maximale des forces de défense et de sécurité : Les armées des trois pays ont été placées en état de préparation maximale. Les troupes sont mobilisées, prêtes à répondre à toute agression. Cette mesure vise à assurer la sécurité des populations et à dissuader toute tentative de déstabilisation.

2. Création d’un théâtre unique d’opérations militaires confédéral : En complément des théâtres nationaux existants, un théâtre d’opérations confédéral a été mis en place. Cette décision vise à harmoniser les opérations militaires des trois pays et à renforcer leur capacité de réaction. L’objectif est clair : frapper les ennemis de l’AES d’une seule et même voix.

3. Appel à la vigilance des populations de l’AES : Les citoyens des trois pays sont appelés à faire preuve de la plus grande vigilance. Ils sont incités à dénoncer tout fait suspect aux forces de sécurité et à rejeter les propositions d’enrôlement dans les groupes terroristes. Cet appel à la mobilisation populaire témoigne de la volonté des dirigeants de l’AES d’impliquer l’ensemble de la population dans la défense de leur pays.

La déclaration de l’AES est un véritable cri d’alarme. Les dirigeants sahéliens se disent déterminés à faire face à toute forme d’agression, qu’elle vienne de l’intérieur ou de l’extérieur. L’atmosphère est à la méfiance. Les accusations sont graves et les mesures prises sont significatives. Le Sahel entre, une fois de plus, dans une zone de turbulences.

Les conséquences de cette situation sont imprévisibles. La rupture entre l’AES et la CEDEAO est consommée. Les relations avec la France sont au plus bas. La menace terroriste plane au-dessus de la région. Les populations, quant à elles, sont appelées à rester vigilantes. Le Sahel, déjà fragilisé par de nombreux conflits, risque de s’enfoncer dans une crise encore plus profonde.

L’AES se prépare à la guerre. Les accusations portées à l’encontre de la France et de certains dirigeants de la CEDEAO, ainsi que les mesures prises pour renforcer la sécurité, témoignent d’une détermination sans faille. Le Sahel se trouve à un tournant décisif. La suite des événements risque d’être riche en rebondissements.

Georges Martial Ngalieu

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