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DOUALA /CAMEROUN TRAFIC D’OSSEMENTS HUMAINS.

Soupconnés d’être des trafiquants d’ossements humains, cinq individus appréhendés par la Police judiciaire du Littoral ont été présentés à la presse le Mercredi 28 Septembre 2022.

La Division de la Police judiciaire du Littoral a procédé le 19 Septembre dernier à l’arrestation de cinq présumés trafiquants d’ossements humains à Bonabéri dans le 4 ème arrondissement de la ville de Douala.

Interpellés en possession d’un sac contenant un squelette humain complet, par les éléments de Brigade anti-criminalité de la Division régionale de la police judiciaire du Littoral, ces présumés trafiquants seront présentés au procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Douala-Bonanjo.

« Tout est parti d’un renseignement selon lequel des individus s’apprêtaient à vendre des ossements humains du côté de Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV. C’est sur cette information que les fonctionnaires de police vont mettre sur pied un stratagème pour interpeller ce gang des cinq individus. En possession des ossements en provenance du côté du Nord ouest… L’arrestation a eu lieu aux environs de 16h ce jour-là ». Explique le commissaire de police Francis Hermann Nlate, Chef de service adjoint du laboratoire de police scientifique.

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L’argent des os de morts attire les jeunes, le côté hautement lucratif de ce nouveau commerce a de quoi faire des heureux parmi les jeunes au chômage. Selon les croyances populaires, les ossements humains permettent la fabrication des remèdes utilisés pour bloquer les mauvais sorts, l’envoûtement, soigner l’infertilité.

Pour échapper à ce chômage généralisé, les jeunes camerounais n’hésitent pas à se lancer dans cette activité. En dépit des menaces que fait peser le code pénal, l’affaire de trafics d’ossements humains prend des allures inquiétantes. En effet, le trafic d’ossements humains est réprimé par la loi camerounaise.

Selon les dispositions de l’article 274 (1) du code pénal, « est puni d’un emprisonnement de 3 mois à 5 ans et d’une amende de 10 000 à 100 000 FCFA, celui qui viole des tombeaux ou sépultures, profane tout ou partie d’un cadavre humain, enseveli ou non ».

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Le funeste business illustre assez bien le niveau de dérive de la morale économique. C’est à se poser la question de savoir où va le monde lorsque les morts ne peuvent plus se reposer en paix.

Une chose est claire, les forces de sécurité prennent la mesure du mal et les trafiquants d’ossements humains sont désormais dans le viseur des enquêteurs qui s’attellent à briser les réseaux de ce marché de restes humains.

Georges Martial NGALIEU

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