Brazzaville, Le Congo a donné le coup d’envoi du Congo Energy & Investment Forum (CEIF) le mardi 25 mars 2025, un événement majeur destiné à façonner l’avenir du secteur énergétique national et régional. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Ministre des Hydrocarbures, M. Bruno Jean Richard ITOUA, a rassemblé des personnalités influentes du monde de l’énergie, marquant l’importance de cette rencontre pour l’attraction d’investissements et le développement du secteur.
L’événement a enregistré la présence de hauts représentants d’organisations clés et de pays voisins, soulignant la portée régionale et internationale du CEIF. Parmi les participants de marque, on notait la présence du Dr Omar Farouk Ibrahim, Secrétaire Général de l’APPO (Organisation Africaine des Producteurs de Pétrole), de M. José Barroso, Secrétaire d’État aux Ressources Minérales, Pétrole et Gaz de la République d’Angola, et de M. Aimé Sakombi Molendo, Ministre des Hydrocarbures de la République Démocratique du Congo. M. Haitham al-Ghais, le Secrétaire Général de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), a également participé à la cérémonie par visioconférence, témoignant de l’intérêt global porté aux ambitions énergétiques du Congo.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre ITOUA a exprimé sa gratitude envers les délégations présentes et a mis en avant l’ambition audacieuse du Congo : atteindre une production journalière de 500 000 barils équivalent pétrole (bep) d’ici trois ans, soit en 2028. Un objectif ambitieux, qui, selon le Ministre, repose sur une stratégie bien définie d’exploitation optimale des ressources nationales.
« Le Congo est résolument engagé à valoriser pleinement son potentiel énergétique », a déclaré M. ITOUA. « Nous comptons sur l’exploitation judicieuse de nos bassins onshore et offshore, ainsi que sur une place accrue du gaz naturel dans notre mix énergétique, pour atteindre cet objectif ambitieux. »


Le Ministre a également souligné l’engagement total du gouvernement congolais à soutenir cette transformation énergétique. Cet engagement se traduit par la mise en œuvre de réformes stratégiques touchant à la fiscalité, au cadre juridique et à l’organisation du secteur. Ces réformes visent à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs, tout en assurant une valorisation durable des ressources locales.
L’adoption d’un nouveau code gazier constitue un élément clé de cette stratégie. Ce code vise à promouvoir le développement du gaz naturel, une ressource cruciale dans la transition vers une énergie plus propre et durable. Selon M. ITOUA, cette transition doit s’inscrire dans une vision à long terme, où le développement énergétique durable occupe une place centrale dans la gestion énergétique mondiale.


« Nous croyons fermement que la transition énergétique doit être menée de manière responsable et équitable, en tenant compte des spécificités et des besoins de chaque pays », a déclaré le Ministre ITOUA. « Le Congo est déterminé à jouer un rôle de leader régional dans cette transition, en promouvant des initiatives innovantes et en mobilisant des ressources pour faire du pays un acteur incontournable du mix énergétique mondial. »
Il faut noter que le Congo Energy & Investment Forum a été inauguré sous le signe de l’ambition et de l’engagement. Le Congo réaffirme ainsi son rôle de leader dans la transition énergétique en Afrique Centrale, tout en s’affirmant comme un acteur majeur sur la scène énergétique mondiale. L’événement promet d’être un catalyseur pour l’investissement et l’innovation, ouvrant de nouvelles perspectives pour le développement du secteur énergétique congolais et pour la création d’un avenir énergétique plus durable et prospère pour le pays. La participation de figures clés du secteur, tant au niveau régional qu’international, témoigne de la confiance placée dans le potentiel du Congo et dans sa capacité à atteindre ses objectifs ambitieux.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – écrivain
DBA en stratégie Marketing et communication politique

