_*À l’heure où le monde célèbre la 32e édition de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse, une voix s’élève, poignante et sincère, celle d’Aimé Biloa, journaliste dont l’expérience et l’engagement forcent le respect. Une voix que Dr Georges Martial Ngalieu, journaliste-écrivain et expert en communication, partage avec une profonde empathie, tant il est conscient des défis et des sacrifices que la profession impose. Car, au-delà des célébrations officielles et des déclarations de principe, se cache une réalité souvent sombre et méconnue, celle des conditions de vie et de travail des journalistes.*_
À quelques heures de cette commémoration ce 3 mai 2025, Aimé Biloa confie son émotion, une « tristesse qui dénonce plus d’une quinzaine d’années de mauvaises conditions de vie et de travail ». Une tristesse qui résonne comme un cri du cœur, celui d’une journaliste professionnelle de la presse écrite « qui continue de vivre dans l’ombre d’un métier de journalisme qui impose de nombreuses compromissions. »

« Comment après toute cette expérience, il est difficile que le monde reconnaisse votre travail ? » s’interroge-t-elle avec une amertume palpable. Une question lancinante qui révèle le sentiment d’injustice et de frustration que partagent de nombreux journalistes, confrontés à la précarité, à la censure et à la difficulté de faire entendre leur voix.
Aimé Biloa n’est pas seule. « Ils sont nombreux qui vivent des frustrations, des dépressions, des compromis et meurent des maladies au quotidien… Cela fait peur. » Ces mots, d’une brutalité saisissante, mettent en lumière les conséquences dramatiques des conditions de travail difficiles sur la santé physique et mentale des journalistes. Des conséquences que beaucoup préfèrent taire, par peur de représailles ou par simple résignation. « Combien peuvent le reconnaître ? Combien vivent-ils dans cette triste réalité sans pouvoir rien dire? » s’interroge la journaliste avec une inquiétude légitime.

Dr Georges Martial Ngalieu, en écho à ces préoccupations, insiste sur la nécessité de briser le silence et de dénoncer les injustices dont sont victimes les journalistes. Il souligne que la liberté de la presse ne se limite pas à l’absence de censure gouvernementale, mais qu’elle implique également la garantie de conditions de travail dignes et le respect des droits des journalistes. Il déplore le fait que, trop souvent, les journalistes soient réduits au silence, contraints de faire des compromis et victimes de pressions diverses, compromettant ainsi leur indépendance et leur capacité à informer librement le public.

Face à ces défis, Aimé Biloa exprime un vœu sincère : « Je souhaite beaucoup de courage à la jeune génération qui prendra le relai. Je souhaite beaucoup de courage aux anciens qui continuent à se battre au quotidien. » Un message d’espoir et de solidarité qui témoigne de la force et de la détermination des journalistes à défendre leur métier, malgré les obstacles.

Dr Georges Martial Ngalieu, en partageant le point de vue d’Aimé Biloa, appelle à une mobilisation générale en faveur de la liberté de la presse et de la protection des journalistes. Il exhorte les pouvoirs publics, les organisations internationales et la société civile à prendre des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie et de travail des journalistes, garantir leur sécurité et promouvoir leur indépendance.

En cette 32e Journée Internationale de la Liberté de la Presse, il est impératif de se souvenir que la liberté d’informer est un pilier de la démocratie et un droit fondamental. Il est de notre devoir de la défendre et de la protéger, en soutenant les journalistes qui, au quotidien, s’efforcent de nous apporter une information libre et objective, malgré les risques et les difficultés. La larme d’Aimé Biloa est une larme de vérité qui doit nous inciter à agir.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique universelle

