« La présente réunion est la sixième que nous tenons dans le cadre de la deuxième phase du Pref-Cemac. Bien que la mise en œuvre de cette deuxième phase enregistre déjà des résultats probants, notamment d’une part la réalisation de 80% du premier programme des projets intégrateurs de la Cemac présentés à la table ronde de paris en novembre 2020, soit huit projets qui ont effectivement démarré ou sont en phase de démarrage, et d’autre part l’adoption du deuxième programme de projets intégrateurs prioritaires de la Cemac. Nous devons davantage redoubler d’efforts afin que les objectifs et le cap fixes par nos chefs d’Etat à l’occasion des sommets de la conférence des chefs d’Etat des 30 juillet et 23 décembre 2016, du 22 novembre 2019, du 18 aout 2021 et du 17 mars 2023 soient effectivement atteints ».
Dixit Antoine Nkodia, Président de la Cellule de Suivi du Pref-Cemac à l’occasion des assises de la 19ème session ordinaire de la Cellule de Suivi du Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), qui s’est ouverte ce vendredi 21 juillet à Douala.
Cette session tenue a regroupé tous les membres statutaires de la Cellule de Suivi ainsi que les partenaires invités.

Dans son adresse de bienvenue à l’ensemble des Représentants des États membres et des Délégués des Institutions communautaires, le Professeur Michel-Cyr DJIENA WEMBOU, Secrétaire Exécutif Permanent du PREF-CEMAC a rappelé de ce programme est de
« concevoir et mettre en œuvre des actions rapides, vigoureuses et coordonnées, aussi bien au niveau national que sous-régional, pour la stabilisation du cadre macroéconomique et une transformation structurelle et profonde des économies de la sous-région, afin d’en renforcer la résilience et de les placer sur le sentier de l’émergence », a indiqué le Professeur Michel-Cyr DJIENA WEMBOU.

Au regard des nombreuses défis à relever notamment la croissance inclusive, la maitrise de l’inflation, la diversification des économies, le développement du capital humain, la prise en compte des changements climatiques, les problèmes sécuritaires et bien d’autres difficultés auxquels les états membres de la sous-région demeurent confrontés, des efforts conséquents restent encore à fournir.
Il sera question au cours de cette session d’examiner les documents de travail portant sur : l’état de la mise en œuvre des décisions et recommandations du copil ; le suivi par pilier de la matrice des reformes et actions prioritaires du Pref-Cemac ; le point relatif à l’opérationnalisation du marché financier unifié, et enfin la question du renforcement des systèmes statistiques des pays de la Cemac dans le cadre de la mise en œuvre de STAT-CEMAC.

On peut relever également que depuis la tenue des deux dernières sessions ordinaires du copil du Pref-Cemac, respectivement les 26 Aout 2022 et 27 janvier 2023 à douala, des activités importantes au niveau communautaire ont été réalisées par la Commission de la CEMAC, le secrétariat permanent du Pref-Cemac et d’autres Institutions Communautaires.
le COPIL du PREF-CEMAC ayant changé de paradigme dans l’approche du commerce intracommunautaire en créant les conditions d’un renforcement de la diversification des économies de la sous-région à travers l’adoption des études sur les impacts économiques et financiers de la guerre en Ukraine et de la stratégie communautaire d’import-substitution des produits du cru de la sous-région ainsi que des recommandations qui y sont consignées, l’exécution de la deuxième phase du Pref-Cemac revêt une importance capitale dans la mesure ou elle met un accent particulier sur la mise en œuvre des reformes structurelles dans tous les pays membres, de manière à concrétiser les objectif poursuivis en matière d’intégration économique, de diversification et de transformation structurelle de nos économies.


Une stratégie communautaire, qui devrait à travers son opérationnalisation, permettre de garantir l’autosuffisance alimentaire, réduire la sortie importante des devises pour l’importation des produits pourtant disponibles dans la sous-région, et prévenir l’impact des chocs futurs sur la sécurité alimentaire de nos pays.
Georges Martial Ngalieu







