Le mardi 27 mai 2025, la salle des délibérations de la commune de Kékem a été le théâtre d’une session ordinaire du conseil municipal, marquée par l’examen et l’adoption des différents comptes du budget pour l’exercice 2024. À cette réunion, Monsieur le Préfet du Département du Haut-Nkam et Monsieur le Sous-préfet de l’arrondissement de Kékem ont été accueillis avec une chaleureuse cérémonie d’ouverture.
Monsieur le Maire a ouvert la séance par une allocution solennelle, exprimant sa gratitude envers les participants et en particulier envers le Préfet et sa délégation. Il a également remercié ses collègues conseillers municipaux pour leur présence, réaffirmant ainsi l’importance de l’engagement collectif au service de la commune.

Lors de son discours, Monsieur le Maire a présenté les résultats de l’exécution budgétaire de l’année 2024, soulignant que le budget primitif s’élevait à 661 900 000 FCFA. Grâce à l’excédent de l’exercice budgétaire précédent de 122 073 715 FCFA et aux subventions de l’État, notamment pour les travaux d’exécution d’un pont définitif et le Budget d’Investissement Public (BIP) de 2024, les prévisions budgétaires s’élevaient à 1 136 184 165 FCFA.
Cependant, les recettes réellement recouvrées n’ont atteint que 654 773 118 FCFA, soit un taux de réalisation de 57,62 %. Les dépenses globales pour l’année se chiffrent à 436 904 963 FCFA, avec une réalisation de 38,45 %. Cette situation soulève des questions sur l’efficacité du recouvrement des recettes, accentuées par les réformes fiscales en cours qui imposent la dématérialisation des paiements.

Monsieur le Maire a souligné que le taux de recouvrement des impôts doit être amélioré. Les services des impôts, une fois sur le terrain, se limitaient à vérifier les déclarations, sans disposer du pouvoir de redressement en cas de minoration des valeurs imposables. Cette situation pourrait changer avec la mise en œuvre de la nouvelle loi sur la fiscalité locale qui prévoit l’Impôt Général Synthétique (IGS) en 2025.
En ce qui concerne l’excédent brut des recettes sur les dépenses, il s’est établi à 217 868 155 FCFA, dont une partie provient d’économies budgétaires et une autre liée à un financement pour la construction d’une salle de classe au sein d’une école maternelle qui a été forclos à cause de la non-exécution des travaux.

La parole a ensuite été donnée à Monsieur le Préfet du Département du Haut-Nkam, qui a prononcé une allocution incisive. Il a rappelé l’importance cruciale de la gestion municipale et des projets d’infrastructure pour le développement local. Lors de sa prise de parole, il a exprimé ses préoccupations face au faible taux de réalisation des projets tels que la construction de salles de classe et d’autres infrastructures essentielles.


Le Préfet a dénoncé l’absence de progrès dans le transfert des commerçants de la route principale vers le marché communal, rappelant que cette démarche était essentielle pour garantir la sécurité routière et le bon fonctionnement du commerce local. Il a également souligné la nécessité d’actualiser le fichier des contribuables et d’améliorer la gouvernance locale, des défis à relever par les élus et les administrateurs.
Concernant les projets inscrits au Budget d’Investissement Public, il a noté des retards préoccupants. Par exemple, la construction d’un bloc de salles de classe à l’École Publique de Tchoungou n’était achevée qu’à 20 %. De même, des travaux essentiels d’adduction d’eau potable montrant un taux d’achèvement de 100 % demeuraient inachevés, inundant ainsi les populations d’inquiétude.

Il a par ailleurs mis en exergue l’importance de constituer des comités de villages et de quartiers pour renforcer la participation des citoyens et améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité publique. Il a encouragé les conseillers à travailler main dans la main avec l’exécutif municipal pour garantir la mise en œuvre effective des projets et des politiques.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de Publication
Expert Consultant International en Stratégie Marketing et Communication Politique Universelle

