Bongor, Mayo Kebbi Est – Cette nuit, la ville de Bongor a été lourdement frappée par des pluies diluviennes, entraînant des inondations catastrophiques qui ont sinistré de nombreuses familles. Les eaux ont rapidement envahi les rues, submergeant des maisons et forçant une centaine des dizaines d’habitants à quitter leurs logements, certains se retrouvant désormais sans domicile. Cette situation d’urgence a précipité la ville dans une crise humanitaire alarmante.


L’honorable député Djimet Clément Bagaou, originaire de la province et en visite à Bongor, a immédiatement réagi face à cette catastrophe. Avec un geste de solidarité, il a apporté un soutien financier considérable aux familles sinistrées afin de répondre aux besoins immédiats des victimes.
Ce geste de solidarité illustre l’importance de l’entraide en période de crise a été très apprécié par les habitants. Le chef du quartier Vordamba, touché par cette générosité, a exprimé sa joie et celle des sinistrés envers cet élu du peuple, qui démontre à chaque occasion son engagement envers sa ville natale et sa population.


Cependant, au cœur de la tragédie, des tensions se dessinent. Une source anonyme a révélé que le gouverneur de la province aurait refusé les propositions de viabilisation et d’orientation des eaux pluviales soumises par le comité de développement de la ville. Cette décision controversée exacerbe les inquiétudes de la population face aux futures pluies saisonnières, alors que les solutions de prévention sont urgemment nécessaires.



Le préfet du département Moya Boneye et l’adjoint au maire présent sur le terrain, évaluent les dommages et s’emploie à apporter une solution immédiate aux sinistrés. Malheureusement, la situation sur place reste critique, avec un besoin pressant de matériel de secours, d’eau potable et de soins médicaux. Les jeunes mobilisés par le chef du quartier Vordamba, les autorités communales et le préfet du département Moya Boneye travaillent de concert pour répondre à cette crise, mais la communauté attend des actions concrètes et des engagements durables de la part des responsables.



La ville de Bongor, symbole de la résilience des populations tchadiennes, se trouve aujourd’hui à un tournant. L’espoir réside dans l’unité et la solidarité qui peuvent émerger de cette tragédie, mais il reste essentiel que les autorités prennent en compte les réalités sur le terrain et mettent en œuvre des solutions efficaces pour prévenir la répétition de telles catastrophes à l’avenir.
Georges Martial Ngalieu

