« Nous sommes réunis ici aujourd’hui dans le cadre de la restitution du rapport d’audit qui a été commandé par le bureau de mise à niveau des entreprises sous bien évidemment la conduite du gouvernement à travers le MINEPAT. Ce rapport vise à nous identifier, à nous éclairer sur les difficultés aujourd’hui que connait la cicam. Mais surtout sur un plan de restructuration à moyen et à long terme. A très court terme déjà à reprendre une activité normale. Je ne voulais pas le dire à très haute voix, mais les représentants de cicam qui sont ici présents le savent, cicam est malade, cicam est malade Parce que, il y a plusieurs facteurs et le cabinet va nous indiquer quelles sont donc les différentes maladies identifiées, et nous proposé en même temps les médicaments nécessaires pour relever ce grand malade qui est la cicam ».
Dixit Oumar ALI, secrétaire Général du Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT), à la cérémonie d’ouverture des travaux de restitution de l’étude diagnostic stratégique global et d’assistance à l’élaboration du plan de restructuration de la Cotonnière industrielle du Cameroun (CICAM). Tenu ce vendredi 14 juillet 2023 à Douala.

commandité par le Bureau de Mise à Niveau des entreprises (BMN), à la demande du Ministère des Mines, de l’Industrie, et du Développement technologique (MINMIDT), Ce diagnostic de restructuration analyse la performance financière de la CICAM sur les 14 derniers exercices et met en relief les causes profondes de la mauvaise santé de cette entreprise publique stratégique.
L’on apprend en substance de ce rapport de 381 pages dressé par le cabinet international Mazars sous l’égide du BMN, que les difficultés de la CICAM sont consécutives entre autres, à la vétusté de son outil de production qui induit une sous-activité structurelle et un cycle d’exploitation déficitaire.

« La réalisation du diagnostic stratégique global et plan de restructuration de la CICAM intervient après celle de l’étude de positionnement stratégique de la filière textile-confection qui révèle qu’à peine 2% de la production nationale de coton (estimée à 326 000 tonnes en 2020 – un record) est transformée localement », a indiqué Chantal ELOMBAT MBEDEY, Directeur General du Bureau de Mise à Niveau des entreprises (BMN).
Avant de poursuivre « Nul doute que la redynamisation de la CICAM, et l’essor en général de la filière textile-confection permettrait d’atteindre le seuil escompté par la Stratégie Nationale de Développement (SND 30), qui est la transformation locale d’au moins 50% de fibres de coton à l’horizon 2030. Une vision dans laquelle s’inscrit pleinement le BMN dont un des chantiers actuels porte sur la mise en place d’un centre technique du textile », a-t-elle ajouté.

Selon Oumar ALI, secrétaire Général du Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT), le plan directeur d’industrialisation du Cameroun qui tire également son origine de la SND30, vise a effectivement porté le taux de transformation locale de nos matières premières et donc le taux du développement du secteur industriel, a moins de 15% aujourd’hui à plus de 30 à 45 % à l’horizon 2035. Et le pilier coton, textile, cuir, est l’un des piliers les plus importants de cette stratégie, car nous sommes un pays producteur de coton, ce qui vise à apporter le taux de transformation locale de 2% aujourd’hui à 50%.

« L’ambition est là, l’ambition est grande, mais nous ne pouvons pas réaliser cette ambition sans la refondation de cette industrie de coton qui est la cicam. Nous encourageons effectivement le développement des industries nouvelles, mais l’une des stratégie fare c’est la consolidation et la mise à niveau des industries existantes. Et c’est pour cette raison que le bureau de mise à niveau a été contacté pour réaliser l’audit et conseiller le gouvernement en vue de restructurer cette importante industrie qui est la cicam », a précisé Oumar ALI, SG MINMIDT.
Il faut simplement dire que le résultat attendu est l’élaboration d’une feuille de route avec des préconisations précises qui permettront à la CICAM de se doter d’un outil de production moderne, mais aussi de réaliser tous les investissements nécessaires pour accroitre sa profitabilité et sa contribution au produit intérieur brut.
Georges Martial Ngalieu







