La capitale économique Douala a servi de cadre, ce jour 28 janvier 2026, à une rencontre déterminante pour l’architecture financière des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD). Sous la présidence de Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral, s’est ouvert l’Atelier National de Vulgarisation et d’Échanges sur la Lettre-Circulaire relative à l’exécution, au suivi et au contrôle des budgets des CTD pour l’exercice 2026. Ce rendez-vous stratégique, qui rassemble les chefs d’exécutifs des régions du Littoral et de l’Ouest, marque une étape décisive dans l’opérationnalisation de la décentralisation au Cameroun.
2026 : L’année de la maturité financière locale
Le discours d’ouverture du Gouverneur a mis en exergue une volonté étatique de rompre avec les approximations. L’exercice 2026 ne s’annonce pas simplement comme une année budgétaire supplémentaire, mais comme le pivot d’une autonomie financière renforcée. En filigrane de la Loi de Finances 2026, l’État consacre la densification des transferts de ressources fiscales au profit des CTD. Cette réforme majeure vise à doter les élus locaux de moyens proportionnels aux compétences accrues qui leur sont désormais dévolues par le Code Général des CTD.
L’accent a été mis sur la performance. Dans le cadre du Plan Stratégique de Réforme des Finances Publiques, chaque franc investi au niveau local doit désormais répondre à des impératifs de transparence et d’efficacité. Le Gouverneur a rappelé que la gestion des ressources, de plus en plus conséquentes, exige une appropriation rigoureuse des règles de la commande publique.

Le Plan Spécial pour la Jeunesse : Le levier HIMO
Au cœur des orientations budgétaires pour 2026 figure une directive présidentielle capitale : la mise en œuvre du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes. Le Chef de l’État, Paul Biya, en a fait un pilier de son mandat, et les budgets des CTD pour 2026 doivent en être la traduction concrète.
Le Gouverneur a instruit les magistrats municipaux et présidents de régions d’intégrer prioritairement les travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (HIMO). Ce dispositif, qui privilégie l’engagement de la jeunesse locale dans les chantiers d’infrastructure et de développement, est conçu comme un moteur de relance économique par la base.

Une synergie interministérielle pour une exécution optimale
La présence massive des acteurs de la chaîne de la dépense souligne la complexité et l’importance de cet accompagnement technique. Le Ministère des Finances, de concert avec le MINDDEVEL, le MINMAP et le MINEPAT, forme désormais un bloc de supervision pour garantir que les budgets 2026 ne restent pas des intentions de papier, mais se transforment en projets structurants.
Monsieur le Gouverneur a enfin exhorté les participants à faire de cet atelier le socle d’une gestion exemplaire. L’objectif est clair : une consommation budgétaire optimale pour une amélioration tangible des conditions de vie des populations. Pour le Littoral et l’Ouest, 2026 doit être l’année où la décentralisation passe du cadre législatif à la réalité concrète du développement durable.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

