DOUALA – LE SÉMINAIRE RÉGIONAL SUR LE SYCEBNL : Une Initiative Stratégique du CREFIAF Sous la Présidence de Mbah Acha.

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La ville de Douala, métropole économique du Cameroun, a accueilli ce 25 juin 2026, une rencontre déterminante pour l’avenir des pratiques comptables au sein des entités à but non lucratif. Sous la présidence de Mbah Acha, Ministre Délégué à la Présidence de la République chargé du Contrôle Supérieur de l’État et également présidente du Comité Exécutif du CREFIAF ( Conseil Régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques en Afrique francophone au Sud du Sahara ), ce séminaire régional a marqué une étape significative dans la mise en œuvre d’un nouveau référentiel comptable, le Système Comptable des Entités à But Non Lucratif (SYCEBNL).

La tenue de ce séminaire, soutenue par la Banque Africaine de Développement dans le cadre du Projet d’Appui à la Mise en œuvre des Mandats des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques (PAMOMISC), témoigne d’une volonté collective d’améliorer la gouvernance et la transparence au sein des institutions africaines. Mbah Acha, en souhaitant la bienvenue aux participants, a souligné l’importance cruciale de renforcer les capacités des institutions en matière de contrôle financier et de reddition des comptes.

L’allocution d’ouverture de Mbah Acha a été marquée par un plaidoyer en faveur d’un cadre normatif moderne et efficace. La Ministre a articulé les enjeux de cette session de formation au-delà de la simple technicité, en mettant en avant son rôle fondamental dans l’édification d’une culture d’excellence et de professionnalisme au sein des institutions de contrôle. « Cette rencontre ne se limite pas à l’aspect technique ; elle représente un engagement collectif vers une modernité de nos pratiques et un investissement dans l’amélioration continue de notre efficacité », a-t-elle déclaré.

La participation de l’expertise internationale, représentée par des formateurs venus du Bénin et de la Côte d’Ivoire, a également été soulignée par Mbah Acha. Leur expérience et compréhension des enjeux liés à la comptabilité des entités à but non lucratif sont des atouts précieux qui offriront aux participants une perspective enrichissante. La diversité des expériences partagées est essentielle pour instaurer des pratiques adaptées et répondant aux défis contemporains auxquels sont confrontées les structures africaines œuvrant dans ce secteur.

Le soutien indéfectible de la Banque Africaine de Développement mérite une mention spéciale. Le choix d’allouer une partie des économies réalisées à la mise en œuvre du projet PAMOMISC pour financer ce séminaire illustre une orientation stratégique claire : celle de renforcer les compétences des acteurs du contrôle public. Un tel soutien est non seulement un levier pour promouvoir l’excellence professionnelle, mais aussi un message fort sur l’importance de la cohésion entre les différentes institutions de contrôle sur le continent.

Mbah Acha a également rappelé aux participants l’importance de leur rôle dans le renforcement des capacités institutionnelles et de l’intégrité des systèmes de contrôle. « La transparence et la responsabilité sont les pierres angulaires de la gouvernance moderne. En tant qu’acteurs du contrôle, vous êtes les gardiens de ces valeurs », a-t-elle insisté. L’engagement des Institutions Supérieures de Contrôle dans ce mouvement d’amélioration continue est impératif pour faire face aux exigences croissantes d’une gouvernance de qualité, surtout dans un contexte marqué par des enjeux économiques et sociaux complexes.

Le séminaire régional sur le SYCEBNL, dirigé par Mbah Acha, s’inscrit dans un ambitieux projet de transformation des pratiques financières au sein des entités à but non lucratif. À travers cette initiative, le CREFIAF réaffirme son rôle central dans la promotion de la bonne gouvernance et de la transparence en Afrique. À travers cette rencontre, un dialogue constructif est instauré entre les institutions et les praticiens, ouvrant la voie à une effectivité renforcée dans le contrôle des finances publiques. Cela représente non seulement un pas vers l’excellence mais également la promesse d’un avenir transparent et juste pour les institutions africaines œuvrant dans ce secteur crucial.

Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

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