TRANSPORT ROUTIER : L’ASDETRO exige à l’État la réorganisation du secteur.

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Le cri d’alerte a été donné au cours d’un point de presse par l’ensemble des présidents nationaux de la Plateforme des Organisations Socio-professionnelles regroupées au sein de « l’Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun »(ASDETRO) le mardi 18 février 2026.

La salle des conférences du Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun a servi de cadre à un point de presse de la.plateforme des Organisations Socio-professionnelles dénommée « Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun »  Il a été question de tirer la sonnette d’alarme face aux dangers que fait face le secteur du transport au Cameroun.  » En dépit des apparences du reste trompeuses, l’activité périclite. Chacun peut vérifier par le nombre de camions qui sont garés le long des axes et des corridors. Non parce que les chauffeurs font des arrêts de plaisance, comme cela se faisait autrefois, mais parce que leurs véhicules sont effectivement en panne. Les transporteurs ont de la peine à assurer la maintenance à cause des coûts élevés des pièces de recharges. Autrefois, ils étaient d’authentiques propriétaires. Ils envoyaient leurs enfants dans les grands établissements scolaires pour ceux qui le désiraient, se permettant d’épouser plusieurs femmes. Mais à présent, ils sont de plus en plus locataires, traînés souvent dans les unités de police ou de gendarmerie par leurs bailleurs pour insolvabilité, une progéniture qui est obligée de recevoir un enseignement au rabais », a dénoncé Ibrahima Yaya, Président National du Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun porte parole de l »Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun.  A côté de tout cela, les transporteurs subissent régulièrement les contrôles routiers excessifs et tracassiers, l’augmentation des pièces de rechange, la double revalorisation des prix des carburants à la pompe, la concurrence déloyale des producteurs, marqueteurs et autres bailleurs de fret communément désignée sous le vocable « transport pour compte propre ».  Ils sont également victimes de la revalorisation régulière des taxes fiscales, les difficultés d’accès au fret en transit, la montée de l’insécurité sur les axes routiers et corridors avec l’agression et kidnapping avec demande de rançon des chauffeurs. Un état des choses qui inquiètent de plus en plus au quotidien.

Vers un dialogue social franc et fructueux

Cependant l »Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun, en dépit des nombreuses entraves à l’exercice de leurs activités, a besoin de la réactivation du Bon de Chargement nécessaire à la sécurisation du prix des transports et au respect du quota defret défini par les conventions bilatérales de transport des marchandises Cameroun- RCA/Tchad.  » Ce mécanisme permettrait aux transporteurs à travers leurs Syndicats de veiller efficacement sur leurs intérêts et glaner des ressources susceptibles de faciliter leur déploiement. Malheureusement, l’activité a été fragilisée par le BGFT et en a pris ombrage », a-t-on noté au cours du point de presse. Les transporteurs veulent également le reversement des cotisations syndicales par le BGFT. Cette  préoccupation est restée constante et n’a jamais fait l’objet d’une attention de la part de l’organe de gestion de fret, excroissance du SNTRC.  » Le modus operandis prévoit le paiement de 14 000 FCFA en sus des frais de LVI (lettre de voiture internationale) exigée à tout transporteur quel que soit sa famille syndicale, ledit montant est reversé au seul SNTRC. Une situation ubuesque, source de tension sociale dans le secteur. La résilience de cette pratique qui expose la crédibilité du Cameroun en matière de liberté syndicale, bénéficie malheureusement des complicités au sein du gouvernement. Nous appelons respectueusement les autorités gouvernementales à s’y pencher afin de rétablir la justice et l’équité en cette période sensible et délicate que traverse notre pays », ont-ils souhaité. Au regard de ce qui précède, l’ASDETRO veut la.mise én œuvre effective de la lettre de Voiture Obligatoire. La production de ce titre de transport pour les marchandises circulant à l’intérieur du territoire national permettra de contrôler les quotas de transport pour ces types de marchandises afin de lutter contre la concurrence déloyale à laquelle se livre les grands groupes, les marqueteurs, les industriels et autres bailleurs de fret sous la barbe des transporteurs de plus en plus impuissants. Une activité communément appeler transport pour compte », ont-ils conclus. L’ASDETRO appellent la haute attention du Gouvernement pour l’examen des préoccupations soulevées au cours dudit point de presse.

Catherine Aimée Biloa

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