La situation tumultueuse que vit la localité de Babenga, au sein de l’arrondissement de Dibombari, s’est illustrée ces dernières semaines par des accusations sévères à l’encontre du sous-préfet, souvent désigné par certains comme un fauteur de troubles. Toutefois, il apparaît nécessaire de remettre les pendules à l’heure et d’éclairer l’opinion publique sur le rôle et les actions de ce fonctionnaire, qui, en réalité, agit dans le strict respect de sa hiérarchie et des lois de la République du Cameroun.
En date du 15 juillet 1977, la loi organisant les chefferies traditionnelles a été promulguée pour encadrer la désignation des chefs traditionnels tout en maintenant l’ordre public et la paix sociale. Ainsi, l’action du sous-préfet de Dibombari ne s’inscrit nullement dans une quelconque démarche d’illégalité ou de favoritisme, mais répond à un arrêté du Préfet du département du Moungo, lequel est parfaitement authentique.

Il est impératif de rappeler que l’arrêté préfectoral N°18/AP/C.16/SAAJP suspend la désignation de Monsieur Gustave Jean Claude Modi Dissake en tant que chef traditionnel de 3ème degré du village de Babenga, conformément à la réglementation en vigueur. Cet arrêté, en révoquant les dispositions antérieures, souligne la volonté des autorités de préserver l’ordre public face aux tumultes engendrés par des désaccords internes à la chefferie traditionnelle.
En agissant ainsi, le sous-préfet, en conformité avec sa hiérarchie, a simplement appliqué les instructions qui lui ont été données. Loin d’agir en toute impunité, il se conforme à un cadre législatif précis et à des décrets qui lui sont supérieurs. Son rôle ne se limite donc pas à la simple administration territoriale, mais inclut également la médiation et la régulation des conflits au sein des chefferies, comme le stipule le décret n°2008/377.
Il est également essentiel de mettre en lumière le sérieux avec lequel l’équipe administrative de la région prend en considération l’avancée de cette affaire. Les différents acteurs impliqués, y compris les chefs traditionnels et le sous-préfet, œuvrent pour la paix et le dialogue dans une région où les tensions ethnico-tribales peuvent rapidement dégénérer. Ce faisant, le sous-préfet ne fait que respecter son rôle républicain, en veillant à la mise en œuvre des décisions de la hiérarchie en faveur de la tranquillité sociale.
Dans ce contexte, accuser le sous-préfet de Dimbobari, M. NGO’O MEBE, de favoritisme en raison de sa filiation serait non seulement injuste mais également infondé. La filiation de ce dernier avec l’ancien ministre de la Défense, Edgard Alain Mebé Ngo’o, ne saurait entacher l’exécution de ses fonctions administratives. Bien au contraire, son action résulte d’une volonté de servir l’intérêt général, exempt de toute considération personnelle.

Les réels enjeux de cette affaire ne se résument pas à la désignation d’un chef traditionnel. Ils touchent à la pérennité de l’ordre public, à l’équilibre des relations entre chefferies et à la préservation de l’harmonie au sein de la communauté. En conséquence, le sous-préfet doit être soutenu dans sa démarche d’apaisement plutôt que d’être mis sous le feu des critiques infondées.
Dans les jours à venir, il reste à espérer que toutes les parties prenantes s’engagent dans un dialogue constructif, conformes à la législation en place, afin de trouver des solutions durables aux différends au sein de la chefferie de Babenga. Ce faisant, le respect de la hiérarchie et des lois de la République restera le fondement sur lequel se bâtira une société plus juste et plus apaisée.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

