L’ARIMAC S’ANCRE À DOUALA : La gestion des risques, nouveau rempart de la résilience économique au Cameroun.

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Dans un environnement globalisé marqué par une volatilité sans précédent, la cité économique de Douala vient de franchir un palier décisif dans la professionnalisation de sa gouvernance d’entreprise. Le lancement de l’Association des Risk Managers du Cameroun (ARIMaC) sonne comme un manifeste pour une économie nationale plus robuste, où l’anticipation n’est plus une option, mais une exigence de survie.

Le paysage entrepreneurial camerounais est à la croisée des chemins. Entre les chocs exogènes des marchés mondiaux, les mutations technologiques fulgurantes et les exigences croissantes de conformité, naviguer à vue est devenu un luxe que plus aucun capitaine d’industrie ne peut se permettre. C’est dans ce contexte de haute pression que l’ARIMaC a choisi de poser ses jalons au cœur du poumon économique du pays.

Sortir de la culture de la réaction

Pendant trop longtemps, la gestion des risques au sein des entreprises locales a été perçue sous le prisme restrictif de l’assurance ou de la simple gestion de sinistre. La naissance de l’ARIMaC vient renverser ce paradigme. Il ne s’agit plus de panser les plaies après la crise, mais d’ériger des structures de vigilance capables de déceler les signaux faibles bien avant que l’orage ne gronde.

Pour les experts réunis à Douala, le Risk Management est une discipline transversale. Il touche à la réputation, à la sécurité numérique, à la stabilité financière et même à l’éthique managériale. L’ARIMaC se donne ainsi pour mission de fédérer les praticiens, de normaliser les approches et d’offrir aux dirigeants des boussoles fiables dans l’épistémologie de l’incertitude.

Un impératif pour tout le tissu productif

L’un des messages forts portés par cette nouvelle association est celui de l’inclusivité. Si les grandes institutions financières et les multinationales disposent déjà de départements dédiés, l’enjeu est désormais de démocratiser ces pratiques au sein des PME et des startups, véritables vertèbres de la croissance camerounaise.

Le défi est désormais posé : convaincre les entreprises — des multinationales aux startups — que le risk management n’est pas un luxe, mais une composante stratégique indispensable à la pérennité et à la réussite de leurs activités. Il s’agit de transformer la perception du risque : de menace paralysante, il doit devenir un levier de décision éclairée.

Vers un engagement collectif

En somme, le lancement de l’ARIMaC à Douala représente une avancée significative vers une culture de gestion des risques plus consciente et organisée. L’avenir de cette initiative dépendra de l’engagement collectif des acteurs économiques en faveur de l’intégration de pratiques de gestion des risques au sein de leurs structures.

Dans une économie camerounaise en quête d’émergence, la maîtrise des incertitudes est le plus sûr chemin vers la performance durable. En institutionnalisant le dialogue entre les gestionnaires de risques, l’ARIMaC ne se contente pas de créer une association de plus ; elle pose la première pierre d’un édifice sécuritaire pour l’investissement et la prospérité nationale.

Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

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