DOUALA AU CŒUR DE LA BIODIVERSITÉ : Lancement de l’Atelier de Validation des Politiques et Institutions pour la Finance Biodiversité et le Marché du Carbone.

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C’est dans une ambiance empreinte de solennité et d’espoir que s’est ouverte ce mardi 24 février 2026 à Douala, l’Atelier de validation des étapes du Rapport d’Analyse des Politiques et Institutions (API) relatif à la finance biodiversité et à l’étude préparatoire du Cameroun au marché du carbone. Cette rencontre de grande envergure, qui se tiendra jusqu’au 27 février 2026, marque une étape décisive dans l’effort national d’intégration des enjeux environnementaux aux politiques économiques et financières. Ce rendez-vous, co-présidé par un triptyque d’éminentes figures, a pour ambition de catalyser les efforts du pays en matière de préservation de la biodiversité et de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques.

Les représentants de cette triple alliance étaient Dr. Martin ZEH NLO, Représentant assistant du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), EDOA Gilbert Didier, Secrétaire général du Ministère des Finances (MINFI), et Pr. Paul TCHAWA, secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED). Leur présence témoigne de la volonté politique forte d’agir rapidement et efficacement pour accompagner le Cameroun dans son aspiration à une transition écologique durable, tout en mobilisant des ressources financières novatrices.

Dans son discours d’ouverture, Dr. Martin ZEH NLO a souligné la richesse de la biodiversité camerounaise, qui représente un atout formidable, mais également un challenge face aux menaces environnementales croissantes. « Le PNUD est ici pour soutenir les efforts du Cameroun dans sa quête de compromis entre le développement économique et la durabilité environnementale. Nos initiatives visent à apporter un éclairage sur les politiques et à favoriser des investissements judicieux », a-t-il déclaré.

Pour sa part, EDOA Gilbert Didier a mis l’accent sur le rôle crucial du ministère des Finances dans la mise en œuvre des stratégies de financement durable. « Le financement climatique doit être sensible au genre et inclusif. Nous devons travailler collectivement à la création d’un cadre budgétaire solide qui soutienne les mesures de préservation de la biodiversité tout en assurant la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques », a-t-il affirmé.

De même, Pr. Paul TCHAWA a rappelé l’importance d’une coopération multisectorielle. « La lutte contre la dégradation de notre environnement n’est pas l’affaire d’un seul ministère. C’est une responsabilité partagée. Tous les acteurs, qu’ils soient publics ou privés, doivent s’engager pour une gestion durable de notre biodiversité », a-t-il argué, en appelant chacun à contribuer à la mise en œuvre d’une stratégie nationale cohérente pour l’horizon 2030.

Cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre des initiatives du PNUD en collaboration avec le MINFI et le MINEPDED, a pour objectif fondamental de permettre aux participants – issus des administrations sectorielles, de la société civile, du secteur privé et d’autres parties prenantes – d’examiner, de consolider et d’adopter les livrables des études relatives à la finance biodiversité et au marché du carbone.

Des Objectifs Clairs pour un Avenir Durable

L’atelier se fixe plusieurs objectifs spécifiques. Pour le volet concernant le marché carbone, les participants devront aborder les documents relatifs à l’état du financement climatique sensible au genre, au cadre budgétaire pour la gestion des finances publiques, aux mécanismes de vérification et de renforcement des capacités, ainsi qu’au cadre de préparation du marché du carbone. De plus, ils auront à s’atteler à définir une feuille de route pour le marché national du carbone et l’infrastructure de financement climatique du Cameroun, intégrant ainsi les retours d’expériences et les commentaires sur les rapports existants.
Concernant le volet de l’Analyse des Politiques et Institutions (API), les échanges se concentreront sur les politiques, stratégies et cadres réglementaires relatifs à la biodiversité. Ils devront passer en revue le paysage institutionnel national en matière de biodiversité, les mécanismes de financement et de subvention, ainsi que l’élaboration d’un plan de financement axé sur des solutions pour capitaliser les services de la biodiversité.

Cet atelier vise non seulement à harmoniser les efforts de divers acteurs, mais également à renforcer la stratégie nationale de développement durable, inscrite dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement (SND 30) prévue pour 2030.

Une Dynamique Collaborative

La démarche adoptée lors de cet atelier met en évidence l’importance d’une approche intersectorielle. Les ministères sectoriels sont invités à collaborer avec des partenaires techniques et financiers, ainsi qu’avec des acteurs issus de la société civile et du secteur privé. Cette approche collaborative est essentielle pour garantir une appropriation nationale des solutions proposées et pour maximiser l’impact des politiques environnementales sur le terrain. L’importance d’une synergie renforcée entre les différentes parties prenantes a été soulignée tout au long de la première journée de cet atelier, avec des sessions de travail consacrées à la réflexion sur des mécanismes de gouvernance participative.

Les discussions ont également porté sur l’importance de sensibiliser les communautés locales et les populations aux enjeux de la biodiversité et du changement climatique. La réussite de toute initiative repose non seulement sur des stratégies politiques et économiques, mais également sur le soutien et la mobilisation des citoyens.

Les Retombées attendues

L’atelier, dont les travaux se poursuivent jusqu’au 27 février 2026, espère produire plusieurs livrables significatifs qui serviront de fondement aux politiques publiques camerounaises en matière de biodiversité et de finance carbone. Ces livrables se veulent le reflet des attentes et des besoins exprimés par l’ensemble des acteurs impliqués dans la durabilité environnementale du pays.

En analysant les rôles de chaque acteur et en favorisant le dialogue, les participants aspirent à élaborer des recommandations concrètes qui seront présentées aux décideurs politiques. Ces recommandations pourraient inclure des propositions et des plans d’action précis dans le domaine de la finance biodiversité, tout en intégrant des considérations sur l’équité sociale et les disparités de genre.

À travers cet atelier, le Cameroun se positionne comme un chef de file dans la lutte pour une finance durable et la préservation de sa biodiversité unique. Les mots de Dr. Martin ZEH NLO résonnent comme un puissant appel à l’action : « Nous avons la responsabilité historique de préserver notre planète pour les générations futures. Notre belle biodiversité est le legs de notre héritage et doit être protégé, non seulement pour nous, mais pour le monde entier. »

Le défi à relever est immense, mais avec une volonté politique renforcée, une coopération intersectorielle et l’engagement de toutes les parties prenantes, le Cameroun pourra non seulement atteindre ses objectifs de développement durable, mais également inspirer d’autres nations à suivre son exemple.

Alors que le pays s’achemine vers un avenir où la finance biodiversité et le marché du carbone joueront un rôle central dans ses politiques environnementales, cet atelier se révèle être un moment charnière, un tremplin vers une dynamique améliorée où l’économie et l’écologie marchent main dans la main. En définitive, le Cameroun est en bonne voie pour devenir un modèle de durabilité, tout en préservant les trésors naturels qui font sa richesse et son identité.

Perspectives et Suite à Donner

Les conclusions tirées de cet atelier seront cruciales pour la suite des événements. Elles devront alimenter les politiques publiques et orienter les financements vers des projets ayant un impact réel sur la biodiversité et l’environnement. Des mécanismes d’évaluation seront mis en place pour suivre l’impact des décisions prises lors de cet atelier.

À l’issue de ces quatre jours de travaux, il est attendu que les participants portent un message d’optimisme à travers leurs actions futures. Les nouvelles initiatives que proposeraient les acteurs institutionnels, en cohérence avec les engagements internationaux du Cameroun, devraient permettre à la population d’occuper une place centrale dans la prise de décision, tout en assurant le développement durable du pays dans son ensemble.

Ainsi, le Cameroun s’engage non seulement à protéger ce qui fait sa beauté, mais également à jouer un rôle actif dans la lutte mondiale contre les changements climatiques. En conjuguant effort, sensibilité et engagement collectif, le Cameroun est désormais en marche sur la voie d’un avenir prometteur et durable, marquant ainsi une étape significative dans la protection de sa biodiversité et le cadre financier nécessaire à sa préservation.

Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

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