DÉNONCIATION DES FÉMINICIDES : Le COFEPRE dit « Trop c’est trop ».

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Le Collectif des Femmes pour la Protection de l’Environnement et de l’Enfant est monté au créneau pour dénoncer  et condamner le nombre croisant des féminicides au Cameroun. il a ainsi donné une conférence de presse pour tirer la sonnette d’alarme face à ce phénomène social qui endeuillent de nombreuses familles au quotidien.

Le phénomène social des féminicides prend de l’ampleur sous le regard impuissant de tous et de chacune. Il ne se passe plus une journée sans qu’une femme ne soit tuée sous les coups de son compagnon. Un état des choses qui  préoccupe le Collectif des Femmes pour la Protection de l’Environnement et de l’Enfant. Au cours d’une conférence de presse, il a ainsi tiré la sonnette d’alarme pour dire « Trop c’est Trop ». « Depuis prés de trois années, plusieurs femmes ont perdu la vie au Cameroun dans des conditions violentes, souvent liées aux violences basées sur le genre. Ces crimes appelées féminicides, constituent une grave atteinte aux Droits Humains et à la dignité de la femme. Rappelons les statistiques 69 femmes tuées en 2023, 77 femmes tuées en 2024, 54 femmes tuées en 2025, 19 femmes tuées en deux mois janvier et février 2026. Le total des féminicides de 2023 à 2026 est 213 femmes tuées », a déploré Dora Sende, coordinatrice du COFEPRE. Avant de poursuivre : « 213 femmes ont été tuées dans notre pays entre 2023 et 2026. Nous ne sommes qu’au 1er trimestre de l’année 2026. 213 vies arrachées, 213 familles endeuillées, 213 rappels douloureux  et pourtant le danger se trouve encore au sein de leur environnement proche. Face à cette situation préoccupante, les organisations de la société civile, associations féminines et organisations de défenses des droits humains interpellent l’opinion publique, les autorités et les partenaires afin de dénoncer ces crimes et exiger des mesures fortes de prévention et de protection ».

Un moment de vérité, d’engagement et d’actions concrètes

Cependant, pour le Collectif des Femmes pour la Protection de l’Environnement et de l’Enfant, le féminicide n’est pas un accident. Il est l’aboutissement d’un continuum de violences tolérées, minimisées ou ignorées. « Comment parler de l’autonomisation sans garantir d’abord le droit fondamental à la vie ? Nous condamnons fermement ces crimes et exigeons justice pour chaque victime. Nous refusons la banalisation des violences conjugales et domestiques. Nous interpellons les autorités sur l’urgence d’une réponse pénale et dissuasive. Nous demandons le renforcement immédiat des dispositifs de protection  et d’assistance aux femmes en danger. Nous appelons les familles et les communautés à briser le silence », a proposé Dora Sende, coordinatrice du COFEPRE. Au regard de ce qui précède, il est crucial et important de rappeler ue : « protéger les femmes, c’est protéger la nation ». Il s’agit également de garantir leur sécurité, de construire un avenir plus stable et plus juste. Le COFEPRE invite l’ensemble des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, les leaders d’opinion et les médias à transformer chaque moment en un tournant décisif contre les violences faites aux femmes. « Nous disons avec détermination : aucune femme ne doit perdre la vie contre les violences faites aux femmes », a conclu Dora Sende.

Catherine Aimée Biloa

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