À la veille du jubilé de diamant de la Fête Nationale de la Jeunesse, la résidence du Gouverneur de la Région du Littoral a servi de cadre, ce 10 février 2026, à une écoute collective du message du Président de la République. Entre ferveur patriotique et engagements concrets, les forces vives du Littoral ont reçu les orientations de Paul Biya pour une jeunesse au cœur des « Grandes Espérances ».

Le salon principal de la résidence de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’est mué, le temps d’une soirée, en une agora républicaine. Autour du Gouverneur, le Secrétaire Général de ses services, le Préfet du Wouri, l’état-major régional, le Maire de la ville de Douala et une délégation de chefs de file associatifs ont suivi avec une attention quasi religieuse l’adresse du Chef de l’État à la nation.

La stature d’un homme, la permanence d’une autorité
Au-delà de la substance verbale, c’est la posture présidentielle qui a marqué l’assistance. Pour le Gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, la forme du discours était en elle-même un acte de gouvernance. « De manière pédagogique, le Chef de l’État a démontré sa pleine maîtrise et sa présence effective à la tête de la République. Son Excellence Paul Biya est bel et bien là, il gouverne et veille sur le destin du Cameroun », a-t-il affirmé, soulignant la constance des engagements présidentiels envers une jeunesse qu’il place au sommet de ses priorités.


L’ère du pragmatisme : auto-emploi et fonds spécial
Le discours de ce 10 février 2026 a rompu avec les métaphores pour s’ancrer dans un réalisme saisissant. Jacques Terrestra Nang, Délégué Régional de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, y voit un tournant décisif : « Ce n’est plus le temps des paraboles. Le ton est direct, franc, en parfaite cohérence avec ses précédentes adresses. »
L’annonce de la concrétisation du fonds de 50 milliards de francs CFA, destiné à soutenir les projets des jeunes, a été accueillie avec un optimisme nourri par la mise sur pied imminente du comité interministériel dédié. Parallèlement, le Chef de l’État a rappelé une vérité structurelle : l’État ne peut être l’unique pourvoyeur d’emplois. L’accent est désormais mis sur l’auto-emploi et l’entrepreneuriat, piliers de la stratégie nationale.


Une exigence morale pour un futur serein
Le Président n’a toutefois pas éludé les défis éthiques qui minent le milieu scolaire et social. En appelant à extraire « les mauvais grains » et à lutter contre la dépravation des mœurs et la violence, Paul Biya a réitéré son exigence de discipline. Jacques Terrestra Nang a conclu cette soirée sur une note d’espérance et de patience : « Dans quelque temps, la jeunesse aura toute sa place, et une place d’envergure. »
À Douala, ce message a résonné comme un contrat renouvelé entre un bâtisseur et sa relève, sous le signe de la stabilité et de la prospérité.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

