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PRIX DU CARBURANT A LA POMPE : LA HAUSSE EST EFFECTIVE DEPUIS CE 1ER FEVRIER 

« Les prix augmentent de 100 F pour le Super, 145 F pour le Gasoil, et 150 F pour le pétrole vendu aux industries ».

Selon un communiqué signé ce 31 janvier du Secrétaire général des services du Premier ministre, Magloire Séraphin Fouda, le prix du litre du Super, du Gasoil et du pétrole vendus aux industries par la SCDP, subit respectivement une hausse de 100 F, 145 F et 150 FCFA. Ainsi, le litre de Super passe dès ce 1er février de 630 F à 730 FCFA. Le Gasoil quant à lui coûte désormais 720 F le litre, contre 575 FCFA avant la mesure. Le pétrole vendu par la SCDP aux industries passe de 410,19 à 560,19 F.

Les prix du pétrole lampant et du gaz domestique demeurent inchangés, soit 350 F pour le pétrole et 6 500 F pour la bouteille de gaz domestique. La proportion de hausse ainsi entérinée est quasiment similaire aux suggestions faites par le FMI en juin 2022 lors de la seconde revue du programme économique et financier qu’il mène avec les autorités locales. L’institution de Bretton Woods suggérait alors une hausse de 21% des prix du Carburant à la pompe. Pour l’Economiste Louis-Marie Kakdeu, le constat est clair : « le Cameroun est sous l’emprise du FMI qui est le gendarme de la dette. Le gouvernement n’augmente pas les prix parce que le poids de la subvention est intenable comme annoncé. Il augmente parce qu’il faut payer les dettes de l’État ».

Toutefois, afin de « garantir le pouvoir d’achat des consommateurs, les mesures sociales d’accompagnement » ont été prises. La rémunération des agents publics est revue à la hausse à un taux moyen de 5,2%. Par ailleurs, le Gouvernement a proposé que le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) soit revalorisé et porté à 41.875 FCFA. Il est de 36 270 F à présent. « Cette proposition fera l’objet d’un examen concerté avec les partenaires sociaux, dans le cadre de la Commission Nationale Consultative du Travail », indique la note du gouvernement.

Des mesures sociales jugées insuffisantes par Louis Louis-Marie Kakdeu, qui pense qu’elles ne permettront pas de couvrir l’augmentation des coûts de production ainsi que celle des coûts du transport qui vont s’en suivre. « Il faut s’attendre à la grève des transporteurs, notamment des taxis, qui ne pourront pas s’en sortir si l’on n’ajuste pas les prix de la course », redoute-t-il, en qualifiant de « misère » la trop faible augmentation des salaires annoncée. « En 2023, à quoi servira un SMIG à 41 850 FCFA, qui suffira à peine à acheter un sac de riz ? ». Des inquiétudes qui ravivent dans les mémoires les émeutes dites de la faim de février 2008.

La hausse du prix du carburant avait relevé en cascade celui des produits de première nécessité et provoqué le courroux des populations lesquelles étaient descendues dans la rue pour crier leur colère. Cette manifestation qui causa de nombreux morts et des destructions de biens continue de hanter le gouvernement, d’où l’invitation à plus de « compréhension », de «  responsabilités » et de «  civisme » adressée aux  consommateurs pour la mise en œuvre de ces mesures.

Helène T.

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