Le Maire de la Ville, le Dr Roger MBASSA NDINĖ, vient de briser le silence face aux velléités d’ingérence de la Commune d’Arrondissement de Douala Ve sur le marché de Bonamoussadi. Entre tentatives de recensement non autorisées et contestation des titres fonciers, l’exécutif urbain oppose une fin de non-recevoir catégorique à toute initiative parallèle.

L’alerte de la CUD
La note d’information N° 202, datée du 04 mai 2026, est un acte de fermeté. Le Dr Roger MBASSA NDINĖ, Grand Officier de l’Ordre National de la Valeur, met en garde les commerçants du marché de Bonamoussadi contre une opération de recensement qui serait orchestrée par la Commune de Douala 5ème.
Le message est limpide : aucune collecte d’informations, aucune identification, ni aucun recensement ne doit être accepté si l’ordre ne provient pas officiellement de la Communauté Urbaine de Douala (CUD). La Ville rappelle que ce marché est un équipement public marchand relevant exclusivement de son portefeuille et de son autorité directe.
Le naufrage des prétentions foncières
Le point d’orgue de cette mise au point juridique réside dans la déconstruction des arguments de la MAETUR. Alors que cette entité semble s’appuyer sur des droits de propriété pour justifier une intervention, le Maire de la Ville oppose un acte administratif de poids.
Le titre foncier invoqué par la MAETUR est devenu caduc. Le Dr MBASSA NDINĖ rappelle l’existence de l’Arrêté n°2864/D/MINDCAF/SG/D1/D12/MIH du 30 octobre 2023. Cet acte juridique dispose du retrait partiel de l’Arrêté de 1997 portant attribution des parcelles du domaine privé de l’État dans les zones de Bonamoussadi, Logpom et Kotto. En substance, la base légale sur laquelle s’appuient les prétentions foncières de la MAETUR sur ce site a été juridiquement invalidée.

Un appel à la vigilance
Face à ce qui s’apparente à une tentative d’empiétement sur les prérogatives de la Métropole, le Maire de la Ville rassure les acteurs économiques. La gestion du marché demeure, conformément aux textes en vigueur, sous la tutelle de la CUD.
L’autorité urbaine invite les commerçants à une vigilance accrue. Face aux initiatives non autorisées, la municipalité prône la prudence et le respect de la hiérarchie administrative. Ce bras de fer souligne une nouvelle fois la complexité de la gouvernance territoriale à Douala, où la délimitation des compétences entre la Communauté Urbaine et les communes d’arrondissement reste un terrain de haute tension juridique.
Dr Georges Martial Ngalieu
Journaliste – Écrivain
Directeur de publication
Expert consultant international en stratégie Marketing et communication politique

